Menu Horizontal


Affichage des articles dont le libellé est édition Flammarion. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est édition Flammarion. Afficher tous les articles

lundi 13 juillet 2020

Le Collège Maléfique de Cassandra O'Donnell


titre : Le Collège Maléfique
tome 1 : Le Marche-rêves
auteure : Cassandra O'Donnell
édition : Flammarion jeunesse 
nombre de pages : 192
parution : 24 juin 2020
coût : 12,50€
à partir de : 10 ans




Synopsis : 

Pendant treize ans, Emma Dreamaker avait réussi à cacher ses pouvoirs, échappant ainsi à la vigilance du Ministère. Jusqu’au jour où elle reçoit sa lettre d’admission pour l’École des Enfants Spéciaux. La jeune fille n’a pas le choix, elle doit entrer dans ce collège étrange qui dissimule de terrifiants secrets. Peu à peu, Emma plonge dans un monde sombre et inconnu, peuplé de monstres et de démons. Un monde qu’elle va devoir affronter si elle veut survivre.

Mon avis : 

Merci à Cassandra O'Donnell et aux éditions Flammarion pour cet envoi

Emma Dreamaker, une jeune fille de 13 ans, est une "Enfant Spéciale". On n'ignore sa capacité, son origine mais le Ministère des Enfants Spéciaux l'a repérée et de ce fait, elle doit se rendre dans un collège particulier. Là-bas, tous les enfants sont des Spéciaux : une fille avec d'immenses oreilles, une fille à moitié serpent, une fille à deux têtes, mais aussi des sorciers, des ogres, ...

Le Collège maléfique est facile à lire, les pages se tournaient toutes seules. C'était dynamique et il n'y a pratiquement pas de temps mort.
On entre directement dans le vif du sujet, Emma a déjà reçu sa lettre pour le Collège des Enfants Spéciaux, elle y va et découvre ses étranges occupants.

Dès le début, on se rend compte que ce collège et que l'histoire elle-même regorge de secrets, j'avais envie d'en savoir plus. Emma est d'ailleurs presque aussi perdue que nous. 
Petit à petit, on avance dans le roman et pourtant les secrets ne se dévoilent pas tous, c'est très frustrant, de ne pas tout savoir. Quel est le rôle exacte du Ministère des Enfants Spéciaux ? comment Emma a-t-elle appris son don ? que cache le Manoir ?

En entrant dans cet univers, on rencontre une multitude de personnages. J'aurais aimé qu'ils soient plus décrits, que l'on en apprenne plus sur eux : leur vie d'avant, d'où leur viennent leurs capacités ...
Mon personnage préféré est probablement Groumpf, une espèce boule de poils toute mignonne, que peu de monde peut comprendre. Il peut tout manger et se transformer en une sorte de gros Hulk poilu.

Il y avait aussi des moments malheureusement clichés... Le personnage, bien que tout mignon, de Groumpf qui parle en "Groumpf Groumpf Groumpf" est assez facile et parfois répétitif. Bien sûre l'héroïne se sent perdue, elle a de grands pouvoirs, elle est unique... Mais je tiens à préciser que des livres de fantasy, j'en ai lu à pléthore, que celui-ci vise un public 10 ans et que j'en ai 9 de plus, donc un plus jeune lecteur pourrait ne pas être déranger par ces points en fonction de ses précédentes lectures.

Une lecture plaisante, pleine d'aventure, de mystères et de magie comme j'aurais adoré en lire à 10 ans !  

mardi 20 février 2018

Ma mère, la honte de Hubert Ben Kemoun

titre : Ma mère, la honte
auteur : Hubert Ben Kemoun
édition : Flammarion jeunesse
nombre de pages : 163
parution : 7 février 2018
coût : 14€
lecture n°

Synopsis : 

Lorsque la mère de Mélanie, femme de ménage dans un musée, jette par erreur une œuvre d’art mondialement connue à la poubelle, leur vie à toutes les deux bascule. Cette méprise déclenche un chaos total, et pour la mère et la fille, très vite, c’est l’enfer… 





Mon avis :


Merci aux éditions Flammarion pour cette lecture !

Peut-on dire d'une vie qu'elle est banale ? Si c'est le cas, telle est la vie de Mélanie, jeune lycéenne jusqu'à La Catastrophe. En effet, un matin alors qu'elle prenait son petit déjeuner, Mélanie a vu sa mère rentrer du travail en pleurs et s'enfermer dans la salle de bain. Elle a ensuite vu sa maison aux informations et des journalistes devant sa fenêtre. Que se passait-il ? Une méprise, une simple méprise. Sa mère, femme de ménage au musée local, avait tout bonnement jeté une oeuvre d'art en préparation à la poubelle. Malheureusement cette oeuvre était celle d'un artiste mondialement connu. En une journée, la vie de la mère et la fille bascule. Abandons, insultes... C'est l'enfer.



Le gros point fort de ce livre est pour moi l'idée d'entraide. Le fait que, alors que tout n'est que catastrophe, Mélanie reste solidaire avec sa mère, qu'au début du roman elle laisse tomber, non sans une pointe de tristesse, les caresses de son copain pour s'occuper d'elle. Le fait qu'elle n'hésite pas à engueuler des gens pour défendre l'honneur de sa maman. J'aime me dire que, qu'importe la faute (involontaire) commise par mes parents, je ne leur en tiendrai pas rigueur et que je les soutiendrai. 

Ensuite, la fin est heureuse. Oui désolée de ce gros spoil mais en même temps, dans un livre pour jeunes, le suspens n'est pas incroyable. Donc je disais, la fin est heureuse. Et comme toute fin heureuse après une catastrophe, elle véhicule un message d'espoir : "Ne t'en fais pas, ta vie s'effondre aujourd'hui mais demain elle sera rose". Sauf que cette fin je la trouve trop niaise, trop rapide. Comment peut-on passer d'une vie de bannie à une vie jalousée par les autres? Cela me parait trop irréel, ou alors au contraire cela est-il trop réel et injuste pour que je ne veuille pas le voir ? 

C'est donc cette rapidité que je regrette dans ce roman. On ne s'attarde pas assez sur l'important à mon goût, sur la honte, le déshonneur et la quête de la "je veux vivre tout de même". En fait, peut-être que ce livre est un peu court pour le sujet si intéressant à étudier. 

Enfin, comme pour beaucoup de romans en ce moment je trouve, j'ai plus de mal à lire des livres "jeunesse". Des pour enfants (avant 10ans) je peux, car ils sont adorables, et me font sourire. Mais des livres pour 13ans, je bloque. Je n'arrive plus à entrer dans l'histoire comme il se doit, je trouve l'écriture trop simpliste... 


Petit plus que j'ai retenu ;) Tous les titres des chapitres sont composés du mots "catastrophes". Drôles de jeux de mots n'est-ce pas ? 

dimanche 26 novembre 2017

Les Filles de Brick Lane de Siobhan Curham

titre : Les Filles de Brick Lane
tome 2 : Sky
auteur : Siobhan Curham
éditeur : Flammarion jeunesse
nombre de pages : 358
parution : 30 août 2017
coût : 15€
lecture n°

Synopsis

Premier jour de cours pour Sky. Entre les devoirs et la pression des examens, trouvera-t-elle du temps pour ses amies et pour exprimer ses envies de liberté ?





Mon avis 

Les Filles de Brick Lane est une lecture jeunesse, sans prise de tête (attention je ne dis pas là que les lectures jeunesses sont sans prise de tête!). Et, bien que j'ai passé un bon moment avec Ambre, Sky, Maali et Rose, un petit quelque chose m'a gêné. J'ai trouvé que ce livre était enfermé dans sa condition de "littérature jeunesse" et du cliché de "littérature jeunesses = pas de la vraie littérature" et de ce fait, j'ai trouvé que peu de chose était poussé, vues en profondeurs. Et pourtant, il y aurait eu matière à !

En effet, Sky, depuis toujours scolarisée à domicile, fait sa rentrée au lycée ce qui lui cause un stress énorme ; Ambre ne trouve pas sa place, elle a perdu l'inspiration pour son blog, et ne sait plus qui elle est ; Maali est effondrée car son père est, pour une raison inconnue, à l'hôpital, et elle très peur ; quant à Rose, elle tente d'accepter et de faire accepter aux autres son homosexualité. Les questions de l'amitié, du premier amour, des liens familiaux et du système éducatif sont aussi abordées. En soit, cela peut sembler un livre très intéressant, avec des thèmes importants et d'autant plus importants qu'ils sont écrits pour des enfants/jeunes.

Oui mais voilà, j'ai trouvé qu'il y avait trop, beaucoup de trop de clichés, de stéréotype et d'invraisemblances dans ce roman. Il me manquait une recherche plus approfondi et aussi, pourquoi tout ce fini bien ?! Sérieusement, c'est trop simple, en 400 pages tous les problèmes sont réglés !

Donc pour conclure, cette lecture n'est pour moi qu'un bon moment, une lecture parmi tant d'autres... Cependant, je pense que des plus jeunes, ce livre est à partir de 13 ans et j'en ai 16, pourront adoré, et s'identifier comme il faut au personnages.

mardi 21 mars 2017

Le Jour où je suis partie de Charlotte Bousquet




titre : Le Jour où je suis partie
auteure : Charlotte Bousquet
édition : Flammarion 
collection : Jeunesse 
nombre de pages
parution : 4 janvier 2017
coût : 13 lecture n°









Synopsis :


  "C’est là-bas que je dois aller. À Rabat. Pour fuir ce mariage dont je ne veux pas. Pour rejoindre ces femmes, et marcher à leurs côtés en mémoire de mon amie."

Tidir rêve de liberté. Courageuse et déterminée, elle quitte son petit village près de Marrakech pour participer à la marche des femmes à Rabat. Au cours de son périple, la jeune femme doit faire face au mépris des gens et apprend à assumer son statut de femme libre.


Mon avis :

Un très grand merci aux éditions Flammarion pour m'avoir fait découvrir ce livre

 PS : ceci est plutôt une chronique engagée, et non conformes à celles écrites habituellement

Une femme. Objet de désir, possession de l’homme, être humain. Une femme. Encéphale, coeur, pensées, sentiments. Une femme est l’égale de l’homme, et personne ne doit pouvoir lui ôter ce droit. Et pourtant, certains se permettent de le faire. Il y a des pays où les femmes n’ont pas de droits, où les femmes n’ont pas de vie. Cela m’a toujours indigné mais une fois Le Jour où je suis partie fermé, je suis encore plus scandalisée. Comment ? Comment peut-on faire subir ce genre de chose à des femmes, des êtres humains ?

« Vous savez, en France, on rigole à ce sujet, il y a toujours des blagues du style : « Pourquoi pas une journée de l’homme ? », ce genre de truc. Ce que j’entends aujourd’hui, ça me rappel que ce 8 mars est essentiel et le sera tant qu’il y aura des inégalités entre les sexes. »
P171

Charlotte Bousquet avec sa plume simple et presque enfantine, parle d’un thème important dans notre société : La femme, objet ou personne.
Tidir est jeune, c’est une gamine, et pourtant, elle est pleine de hargne. Son indépendance, sa liberté, elle les mérite comme toute femme, comme tout être humain.

Quand je pense à tout ça, à toutes ces injustices, mon coeur se serre, mes côtes m’emprisonnent et je ne peux plus respirer. Quand je pense à Tidir, à Illi, à des milliers d’autres femmes, je veux pleurer, je veux crier. Crier ma rage, ma détresse, crier ma colère.

L’histoire de Tidir est belle, courageuse.
L’histoire de Illi est tragique, affreuse.
Leur histoire est  semblable à celle de tant d’autres femme. Le Jour où je suis partie n’est pas une fiction, c’est réel.

La littérature, et d’autant plus en jeunesse, ce n’est pas que des mots, de l’encre déversée sur du papier. Les livres, ceux sont des convictions, des avis, car les mots sont des armes et qu’ils peuvent faire évoluer les esprits.