Menu Horizontal


Affichage des articles dont le libellé est dystopie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est dystopie. Afficher tous les articles

vendredi 27 mars 2020

Vox de Christina Dalcher

Vox - broché - Christina Dalcher - Achat Livre ou ebook | fnac


titre : Vox
auteure : Christina Dalcher
édition : Nil éditions (et Pocket)
nombre de pages : 432
parution : mars 2019
coût : 7,95








Synopsis : 

Cent mots par jour. Depuis l'avènement au pouvoir d'un Parti fondamentaliste, les femmes sont soumises à ce quota absurde. Un mot de plus, un seul, et le bracelet-compteur qu'elles portent au poignet envoie une décharge électrique. Aussi, lorsque Jean McClellan se voit proposer de venir en aide au frère du Président, victime d'une aphasie, l'ex-docteur en neurosciences n'hésite-t-elle pas longtemps. La récompense ? La possibilité de s'affranchir – et sa fille avec elle – de son quota de mots. Mais ce qu'elle va découvrir, alors qu'elle recouvre la parole, pourrait bien la laisser définitivement sans voix...

En bref : 

Livre coup de poing
Petite déception sur la fin (moitié du livre)
Sujet enrageant, important pour une prise (ou rappel) de conscience 

Le détail : 

J'avais plusieurs fois remarqué ce livre à la librairie, mais je ne l'avais pas acheté (temps, argent, .... on sait ce que sait). Et puis ma maman l'a eu pour son anniversaire, l'aubaine ! J'allais pouvoir le lire ! Durant sa première journée de lecture (car oui confinement rime avec lecture pour beaucoup) elle était irritable, le sujet l'enrageait. J'avais hâte.

Parce que oui, c'est un sujet très ... compliqué dirons-nous. Une société où les femmes n'ont plus droit à la parole ? Où nous sommes retournés aux valeurs du Moyen-Age ? Ca enrage, j'avais envie de frapper partout ! Et puis ça fait peur aussi, on se dit Tiens, c'est vrai que parfois on est pas loin, l'homme est radical, peut-être ne fais-je pas assez de chose pour cette cause... Je veux dire la cause de la femme est parfois si polémique, et dans Vox, le machisme avec ses "les féministes deviennent toutes lesbiennes, elles veulent contrôler le monde blablabla" a gagné alors que personne ne le pensait Comment pourrait-il faire taire la moitié de la population ? Amputer l'économie de la moitié de ses revenus ? Jamais ils ne feront ça. Si ils l'ont fait.

Breeeef je disais donc un sujet douloureux, paradoxalement très bien écrit. Je dis paradoxalement parce qu'en réalité, l'écriture n'a rien de transcendantale, elle est même plutôt moyenne : des mots simples qui s'enchaînent, comme si une personne nous parlait. Sauf qu'en fait, cette impression qu'une personne nous parle accentue fortement l'effet de réel, l'effet que peut-être, probablement, espérons que non, une telle situation est possible. De plus, avec ce vocabulaire si usuel, les pages se tournent toute seule, et on dévore la première moitié du livre sans s'en rendre compte. 

Pourquoi la première me direz-vous ? Parce que c'est là que ça se gâte. Elle me plaisait, vraiment beaucoup, elle m'enrageait surtout. J'étais en haleine, toute pleine de cette colère sourde qui ne peut sortir. Maintenant que j'y pense, c'est sûr qu'on ne pouvait rester comme ça pendant tout le livre, on aurait explosé ! Sauf que voilà, au lieu de redescendre petit à petit pour pouvoir remonter ensuite, la seconde partie est, pour moi, partie en cacahuète. J'ai peu compris ce qu'il se passait, pourquoi l'intrigue a-t-elle pris ce tournant ? Cela ressemblait à une dystopie un peu clichée. Comment expliquer cela.... Il y a trois ans je suis allée voir le Labyrinthe 3 au cinéma, je n'avais pas vu le 2, et aucun souvenir du 1. C'était à Moscou, donc film en anglais sous-titré russe. Je ne suis pas du tout bilingue, et je n'ai pas compris la moitié du film. Avec la seconde partie de Vox, j'avais l'impression de regardé à nouveau un film que je trouve déjà bof dans une langue que je comprends mal. 

Alors que ce livre était parti pour être un coup de poing total et un coup de coeur, j'ai été déçue. Suis-je la seule à avoir ressenti cela ?

Cependant, je pense que le début vaut vraiment la peine. Ca a été un coup de poing, et rien que pour cette prise de conscience même si c'est à l'extrême (quoique), il vaut le coup ; c'est même un devoir civique (mon frère en fait les frais, il doit lire les premiers chapitres pour ne pas devenir comme le fils ainé de Jean)

En conclusion (oui je parle comme dans une dissert, et alors ?) : un livre coup de poing qui partait vraiment bien, mais dont la fin m'a terriblement déçue. Des sentiments et des envies de claques qui font du bien. Prise de conscience ou simple rappel, on devrait lire plus de livres sur cette thématique.

En fait, je crois que j'ai été très contradictoire dans cet article hahaha, vous vous en êtes sortis ?

Pour se rendre compte que parler, c'est important.

Bon courage pour ce confinement, ce n'est marrant pour personne, plus compliqué pour certains que pour d'autres, alors soyez forts. Et faites attention.

samedi 28 octobre 2017

Chronique express' : Genesis de Bernard Beckett



titre : Genesis
auteur : Bernard Beckett
traducteur : Laetitia Devaux 
édition : Gallimard jeunesse
collection : Pôle fiction
nombre de pages : 240
parution : 30/09/2010
coût : 5,70€
lecture n°77










Synopsis : 

Anax est prête à affronter le jury. Pendant cinq heures, face à trois examinateurs, elle va montrer qu'elle connaît parfaitement son sujet. Mais plus elle en dit, plus elle referme son propre piège... Vous êtes sur le point de plonger dans un roman fascinant. Un thriller futuriste d'une ingéniosité stupéfiante. Et le meilleur... est pour la fin !

Mon avis : 

Tout d'abord je tiens à expliquer cette chronique à la forme étrange. Comme j'ai du lire ce livre pour le bac, j'ai tenté d'en faire une analyse, du moins, d'en retirer ce sur quoi on pourrait m'interroger. Or, il s'agit du premier livre sur lequel j'ai tenté cela et nous ne l'avions pas encore vu en cours, donc, cela est très succinct avec en prime, une expression atroce. Néanmoins, je tiens à garder cette forme là, cela me permettra de voir si oui ou non j'ai réussi à améliorer. 

Anaximandre tente d’entrer à l’Academie. Pour cela, elle expose une thèse sur la vie d’Adam Ford, homme qui la fascine depuis son plus jeune âge. 

La narration est particulière. Focalisation interne à la 3ème personne, elle est principalement composée de dialogues entre Anax et les Examinateurs. Mais surtout, on est paumé. Ce bouquin nous perd, il nous manque des éléments, où et quand se passe l’histoire par exemple. On se pose des tonnes de questions et les réponses arrivent dans le désordre, au compte goutte, avec à la fin, une révélation fracassante. Personnellement je ne m’en serais jamais douté. Elle m’a donné une claque et à fait s’écrouler tout l’univers. Une vrai chute de nouvelle. 

Le vocabulaire est riche, la réflexion poussée… C’est en même temps un roman de science-fiction qu’une initiation à la philo avec la question : « qu’est-ce qu’un humain ».
Bien entendu, ce livre est trop court pour y répondre, mais c’est un début. 

Le personnage de roman : on le découvre avec Anax tout au long du roman. On découvre sa façon de penser alors qu’elle expose sa thèse, on découvre son enfance lors de souvenir et on la découvre elle à la fin. 

dimanche 13 août 2017

Lotto girl de Georgia Blain

titre : Lotto girl
auteure : Georgia Blain
traducteur : Alice Delarbre
édition : Casterman
nombre de pages :
parution : 13 septembre 2017
coût : 16€
lecture n°59

Synopsis : 

Ils se servent de nous. Parfois pour combler une lacune, parfois pour tester un nouveau profil. Ils se servent de nous pour les réglages, pour affiner un modèle. Nous ne sommes que des prototypes de travail. Ils encouragent nos parents, ou les soudoient. Le miens se sont entendus dire que je serais belle s’ils choisissaient l’option préconisée par BioPerfect.
Je l’ai dévisagée. Je n’avais jamais pensé qu’on puisse être autre chose qu’une Lotto girl. C’est-à-dire une fille particulièrement douée, au patrimoine génétique exceptionnel. Une fille unique en son genre… 




Mon avis : 


Merci aux éditions Casterman pour cette lecture


Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de dystopie.
Dans Lotto girl, le monde est gouverné par les Parents suite à l’Effondrement. La modification génétique prime sur tout et les gens dépensent des milles et cents pour avoir des enfants parfaits. Cependant, tous les sept ans, une loterie est organisée pour permettre aux personnes plus pauvres de bénéficier de cette modification. 
Fern est une de ces enfants. Elle a passé toute son enfance dans un paradis mais à l’âge de 17 ans, une question vient forcer son esprit : cela est-il bien ou mal ? 

Pour dire vrai, je n’ai pas trouvé de réponse dans ce livre. Les Opposants et les Parents échangent tour à tour le rôle de « gentils ». Finalement, c’est au lecteur de choisir qui, pour lui, devrait être blâmé. 

Concernant les personnages, j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à eux. Fern est égocentrique, et je n’ai pas eu l’impression que son séjour dans un camps avait changé quoi que ce soit. Malgré tout ce qu’elle a vécut, rien à faire, je n’arrivais pas à la prendre en pitié. 
Pour ce qui est des autres personnages, je ne sais quoi en penser. Leurs comportements étaient en perpétuel changement. Fern se méfiait d’eux et moi aussi du coup. A qui fallait-il faire confiance ? Ils étaient comme instables, un caractère pas très bien définis et une évolution sans queue ni tête. 

Je n’ai rien à dire sur la plume de Georgia Blain. Elle n’a rien d’exceptionnelle mais de toute façon, je trouve que dans un roman dystopique comme ça, il est difficile d’apprécier l’écriture à sa juste valeur. 

Passons à la fin du roman maintenant. La fin est, disons le, particulière. Elle apporte une petite touche d’humanité à Fern. C’est au lecteur de choisir ce qu’il a envie d’avoir lu. Mais, je trouve qu’une fin pareille est un peu facile. L’auteure ne se mouille pas et j’aurais préféré une fin bien posée, carrée, oserais-je dire plus complexe


En bref, Lotto girl est une dystopie comme on en voit beaucoup avez la seule différence, le fait que l’on ne sait si le système mis en place est bien ou mal. Pour moi, l’idée aurait pu être mieux exploitée, les personnages auraient pu être plus complexe. C’est un roman qui passe le temps. 

mardi 21 février 2017

La Faucheuse de Neal Shusterman





 titre : La Faucheuse
 tome 1
 auteur : Neal Shusterman
 traducteur : Cécile Ardilly
 édition : Robert Laffont
 collection : Collection R
 nombre de pages : 493
 parution : 16 février 2017
 coût : 18,90€
 lecture n°12






 Synopsis :

Tu tueras.
Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation.
Tu accorderas une année d'immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.
Tu tueras la famille de ceux qui t'ont résisté.

Mon avis :

Merci à la collection R pour cette lecture



J’ai découvert La Faucheuse lors du SLPJ. Tout d’abord, c’est sa couverture qui m’a attirée, puis, les 10 commandements d’un faucheur. J’avais tellement hâte de le lire que mon envie s’est transformée en appréhension. Et si je n’aimais pas ?

Je l’ai commencé jeudi dernier et l’ai terminé ce matin (lundi). Je n'ai qu'une hâte : lire le tome 2. J’ai tout bonnement adoré !

Nous nous trouvons donc en Midamérique, dans un futur où la science a tant évolué que l’Homme est devenu immortel. Toutes les maladies ont été éradiquées et les villes grouillent de centre de régénération ramenant à la vie chaque habitant. Le « Cloud » est devenu le Tunderhead, une entité surpuissante régissant le monde et assurant les besoins de la population. Néanmoins, pour ne pas risquer une croissance démographique trop énorme (et hop, je case mon vocabulaire de cours 😂), il existe les faucheurs.

C’est dans cette atmosphère que nous rencontrons Citra et Rowan qui, sous le joug de l’Honorable Maître Faraday, deviennent apprentis faucheurs. Nous les suivons pendant leur année d’apprentissage, et mon dieu ce qu’il peu s’en passer des chose en un an !

J’ai beaucoup aimé la psychologie des personnages, suivre leur évolution tout au long du roman. La plus complexe (et donc ma préférée) est celle de Rowan. «  Il se sent devenir un monstre, mais il se le refuse et se retrouve partagé entre plusieurs sentiments  »
J’ai adoré les passages de journal. Que ce soit ceux de Dame Curie, de Maître Faraday ou de Maître Goddard, ils ajoutaient tous un petit plus à l’histoire, une coupure, un bonus…

Pour ce qui est de l’intrigue, elle est, comment dire, lisse et cahoteuse en même temps. Les rebondissements étaient dans la continuité de l’histoire. C’était fluide. Tout comme la plume de Neal Shusterman, naturelle. J’avais l’impression que les pages se tournaient toutes seules. Quant à la couverture, elle est juste sublime. Vous ne la trouvez pas trop badass ?

Enfin bref, un objet livre magnifique, une plume très simple, des idées géniales, une super lecture.

Les Dix Commandements du faucheur
  1. Tu tueras 
  2. Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation. 
  3. Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepter ta venue et à tous ceux que tu jugeras digne de la recevoir. 
  4. Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté. 
  5. Tu serviras l’humanité jusqu’à la fin de tes jours, et ta famille recevra l’immunité en guise de récompense aussi longtemps que tu vivras. 
  6. Tu devras mener une vie exemplaire en paroles et en actes. 
  7. Tu ne tueras aucun faucheur en dehors de toi-même. 
  8. Tu ne revendiqueras aucune possession matérielle à l’exception de tes vêtements et de ta bague. 
  9. Tu n’auras ni conjoint(e) ni progéniture. 
  10. Tu ne seras tenu(e) d’observer aucune loi à part celles qui précèdent.

lundi 11 avril 2016

U4 : Stéphane de Vincent Villeminot




titre : U4
tome : Stéphane
auteur : Vincent Villeminot
édition : Nathan
collection : Syros
parution : 27 août 2015
nombre de pages : 300 
coût : 16,90€
lecture n°22












     Synopsis :

Cela fait dix jours que le virus U4 accomplit ses ravages. Plus de 90% de la population mondiale ont été décimés. Les seuls survivants sont des adolescents. L'électricité et l'eau potable commence à manquer, tous les réseaux de communication s'éteignent. 
Dans ce monde dévasté, Koridwen, Yannis, Jules et Stéphane se rendent, sans se connaître, à un même rendez-vous. 
Parviendront-ils à survivre, et pourront-ils changer le cours des choses ?

Stéphane vit à Lyon avec son père, un éminent épidémiologiste. Si des adultes ont survécu, son père en fait partie, elle en est convaincue. Alors elle refuse de rejoindre le R-Point, ce lieu où des ados commencent à s’organiser pour survivre. Elle préfère attendre seule, chez elle, que son père vienne la chercher. Et s’il ne le fait pas ? Et si les pillards qui contrôlent déjà le quartier débarquent avant lui? Tout espoir s’écroulera, à l’exception d’un seul : un rendez-vous fixé à Paris…


     Mon avis :

Le phénomène U4, sorti en août 2015 tout le monde en a entendu parlé et moi, toujours en retard, je ne le lis que maintenant.

L'intrigue est en fait plutôt banale. Un virus mortel, plus de la moitié de la population décimée, seuls survivants : des adolescents. Mais ce n'est pas pour l'histoire que je l'ai lu, à vrai dire je commence à faire une overdose de dystopie, j'ai lu ce livre pour l'auteur. Quatre auteurs, quatre personnages, une histoire. C'est plutôt accrocheur non ? Moi ça m'a beaucoup intrigué. Mais du coup, il faut en lire plus d'un sinon, il n'y a pas grand intérêt.

J'ai lu Stéphane de Vincent Villeminot car j'ai entendu beaucoup de bien de cet auteur et que j'avais envie de le découvrir. 

Stéphane est une jeune fille de 16 ans, son père est épidémiologiste et donc elle s'y connaît beaucoup en médecine. Je ne l'ai pas du tout appréciée. Je n'arrivais pas à la cerner, son caractère était sans cesse changeant et je n'aimais aucune de ses facettes. Je l'ai trouvée égoïste, naïve (mais dans le mauvais sens), violente...
En fait je n'ai réussi à accrocher à aucun des personnages. C'est étrange et c'est très rare que cela m'arrive.

Je ne sais pas quoi ajouter d'autre.... J'ai été déçu par cette lecture, j'en attendais beaucoup. Mais si j'en ai l'occasion peut être que je lirai un autre U4 car c'est quand même le but de ces livres, connaître le point de vue de différents personnages écrits par différents auteurs.

Sinon, si cela intéresse quelqu'un, un concours de fanfiction est organisé par les éditions Nathan Syros, c'est par là ^^