Menu Horizontal


Affichage des articles dont le libellé est magie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est magie. Afficher tous les articles

samedi 17 décembre 2022

L'Eveil des sorcières tome 2, de Cordélia


Titre : L'Eveil des sorcières
Tome 2 Le Secret de Maelys
Autrice : Cordélia
Edition : Scrinéo
Nombre de pages : 240
Parution : 14/10/2021
Coût : 12,90





4ème de couverture : 

Ma vie a ra-di-ca-le-ment changé ces derniers mois : je suis devenue une... sorcière ! En plus, je ne suis pas la seule du collège : Maelys et Rajan, deux élèves à qui je n'avais jamais parlé, le sont aussi ! Ensemble, on fait notre apprentissage auprès de Mme Wàn, notre prof de musique (enfin de sorcellerie surtout !). 
Après avoir passé (et réussi) mon initiation de sorcière en décembre, je pensais pouvoir continuer mon apprentissage tranquillement. Mais depuis quelques temps, Maelys est bizarre : elle est énervée, elle délaisse les cours de magie et ne réussit plus bien ses sorts... Et quand j'essaye de savoir ce qui ne va pas, elle refuse mon aide. Que faire ? Heureusement, avec Rajan, on a un plan pour comprendre ce qui se passe...

Mon avis : 

Ça fait une semaine que j'essaie d'écrire ma chronique du tome 2 de L'Eveil des sorcières de Cordelia, alors vous savez quoi ? On laisse tomber les fioritures et les grands discours et on s'y met ! 

Dans le tome 1, Nora se découvre des pouvoirs magie et Harmonie, sa professeur de musique, la prend en apprentissage. Elle rencontre alors deux autres apprentis : Rajan et Maelys. Bien que jeunes, ils sont déjà sensibilisés aux questions d'égalité et vont lutter contre le sexisme qui sévit dans leur collège, en utilisant un peu de magie…

J’avais beaucoup apprécié ce tome 1 : de la magie, de l’engagement, de l’inclusivité et de la bienveillance, que demander de plus ? Cordélia nous offre ici un roman jeunesse accessible à tous, divertissant tout en transmettant de belles valeurs. J’ai aimé qu’elle prône ainsi la différence avec une famille homoparentale et des personnages au physique varié. De plus, j’ai appris l’existence du Langage Parlé Complété. Là où la LSF (langue des signes française) est une véritable nouvelle langue où l’on utilise uniquement des signes, la LPC est un complément au langage oral.


Le tome 2 va se concentrer sur le personnage de Maelys, mais bien sûr, la narratrice reste Nora. 

Maelys a un an de plus que Nora et Rajan, et elle est apprentie sorcière depuis un peu plus de deux ans. C’est une fille très douce, toujours prête à aider ses consoeurs à perfectionner leurs sortilèges. Or, Nora observe des différences chez son amie, elle arrive en retard, paraît fatiguée, sur les nerfs, et semble cacher un mal-être derrière une façade méprisante. 

Dans ce tome, Cordelia aborde la santé mentale chez les jeunes et l'importance d’entendre leur détresse. Thématique extrêmement importante et trop peu exploitée en jeunesse, j'ai cependant trouvé que cela allait très vite. J'aurais aimé un crescendo plus approfondi, avec des questionnements et des incompréhensions de la part de Nora et Rajan.


Le personnage de Nora est attachant. Enthousiasmée par sa découverte de la magie, elle prend ses cours très au sérieux et l’on a accès à certaines pages de son grimoire, chose qui m’a beaucoup plus. Néanmoins, son apprentissage empiète sur sa vie de collégienne, et elle s’éloigne petit à petit de ses amies. J’aurais aimé la voir plus jongler entre ses deux vies et voir ce qu’elle faisait de ce secret. Incroyablement intègre et altruiste, elle fait tout ce qui est en son pouvoir pour aider ses amis, et n'hésite pas à se remettre en question quand cela est nécessaire. En cela, elle est un véritable modèle pour les lecteurs. 


Cependant, si le personnage de Nora est assez développé, j’ai trouvé que les autres manquaient un peu de profondeurs ou rentraient trop dans des cases. Les indices du mal-être de Maelys, la scission entre ses parents, la personnalité de Prudence, les lois sur la sorcellerie, les pouvoirs d’Harmonie… Plein de petits points sur lesquels j’aurais aimé avoir plus d’informations. 


Cette lecture reste toute fois très sympathique, l’écriture est fluide et agréable, ça se lit très vite. Et je ne doute pas que les plus jeunes passeront un très bon moment en compagnie de Nora, Rajan et Maelys. 

dimanche 9 octobre 2022

Blood Witch, de Léna Jomahé

 

 Titre : Blood Witch
 Autrice : Léna Jomahé
 Edition : Plume Blanche 
 Collection : Plume d'Or
 Nombre de pages : 516
 Parution : 2 avril 2019
 Coût : 20€






4ème de couverture : 

Ah merde !
Encore un !
Bon alors ? Oui, c’est à toi que je parle, là ! Tu crois vraiment avoir les reins suffisamment solides pour découvrir mon histoire ? J’en suis pas si sûre, moi !
Si je te dis que je suis une sorcière dans un monde timbré avec des vampires et des loups-garous en autre chose, toujours partant ?
Bien ! Comme tu voudras.
Alors vas-y, prends-le ce bouquin, installe-toi confortablement et surtout, amène-moi un verre de tequila.

Mon avis : 

Blood Witch c’est une intrigue comme on en a vu tant : une jeune femme tout ce qu’il y a de plus banale apprend qu’elle appartient au monde surnaturel, une sorcière plus précisément au destin extraordinaire et qui tombe amoureuse d’un vampire ultra sexy. 
Mais bien entendu, on ne peut résumer Blood Witch à ça, ce roman est tellement plus. Notamment avec la plume de l’autrice que j’ai adoré ; elle m’a fait penser à celle de Cassandra O’Donnell dans Rebecca Kean (qui, si vous ne le savez pas, est une de mes sagas préférées, je connais des passages entiers par coeur), remplie d’humour noir comme j’aime. 
Mélangez donc de l’humour noir, une héroïne complètement badass, de l’apprentissage de pouvoir, des combats, un amour impossible, du sexe, une plume parfaitement maitrisé et un scénario riche et dynamique et vous obtenez un roman explosif !

Erika est serveuse dans un bar pour payer ses études, et un soir, un type louche l’attend devant chez elle et lui dit de le suivre car elle est en réalité une sorcière (ça vous rappelle un certain demi-géant avec un garçon à lunettes ? Eh bien le ton est trèèèès loin de ça). Voilà notre héroïne plongée dans un monde de vampires et de loup-garous, où ses parents ne sont en fait que ses parents adoptif et où elle doit retrouver les derniers membres de son coven pour sauver le monde. Oui oui, je ne plaisante pas, cette petite étudiante au caractère bien trempée qui vient tout juste de se découvrir sorcière doit sauver le monde d’un odieux vampire qui veut déclarer une guerre intercontinentale. Rhalala, un peu mégalo sur les bords ce méchant non? 

Léna Jomahé écrit à la première personne, nous sommes donc complètement immergé dans la tête d’Erika avec ses blagues qui tombent souvent à l’eau et une gentille folie qu’on sent en latence. Elle se retrouve du jour au lendemain sorcière avec des pouvoirs surpuissants qu’elle ne sait pas contrôler ; mais en véritable héroïne badass, elle n’écoute personne et n’en fait qu’à sa tête. Cette partie de sa personnalité, têtue et caractérielle, est à la fois amusante et agaçante ; c’est vrai quoi, elle est sorcière depuis quelques jours à peine et voilà qu’elle se croit tout permis. Mais pour moi, cela s’efface complètement grâce à son humour de merde digne d’un mec relou en boîte, un humour noir, désopilant : une magnifique façon d’équilibrer avec son côté infantile qui m’a fait mourir de rire (mauvais jeu de mots ?)

Malheureusement, les autres personnages se retrouvent un peu à l’écart face à cette figure presque qu’excessive qu’est Erika. Ce que je retiens, c’est la simplicité avec laquelle Erika renoue avec son passé, et l’affection qu’ont certains personnages pour elle alors qu’ils ne l’on pas vu depuis près de deux décennies je crois. Facilité scénaristique peut-être ? Quoiqu’il en soit, sa famille et ses amis ne m’ont pas laissé plus de souvenirs que ça.
Néanmoins, on se doit de citer Stan, le vampire ultra sexy qui annonce sa véritable identité à Erika. Il a 250 ans et est maître dans l’art de l’impassibilité, or, Erika a le don pour le faire sortir de ses gonds. Vous voyez où ça va nous menez ? Et oui, of course, ils vont entretenir une relation interdite et explosive. Les hormones de notre héroïne sont en ébullition et les scènes de sexe sont assez nombreuses, qu’elles soient réelles ou fantasmées.  

L’écriture fluide et prenante de Léna Jomahé, ainsi que les nombreux rebondissements m’ont empêchée de refermer ce roman, c’est une lecture complètement addictive que  nous présentent les éditions Plumes Blanches. L’univers d’Urban Fantasy est très bien construit avec des clans, des lois et un historique qui tient la route. Petit plus : les petits dessins en bâton à chaque début de chapitre.

J’ai adoré le côté complètement déjanté du livre. L’autrice nous prévient d’ailleurs dans la quatrième de couverture : « vous allez me détester ». Et en effet, la réalisation d’une prophétie sur une sorcière « blood witch » déplace le roman d’Urban Fantasy vers un roman sanglant et atroce. Plus on avance dans Blood Witch, plus on va de surprises en surprises, de catastrophes en catastrophes jusqu’à l’apogée, un final juste impossible à prévoir, quelle claque ! C’est vraiment un choix culotté et audacieux qu’a fait l’autrice, et en même temps, quelle belle fin, un roman si dérangé ne pouvait avoir d’autre fin que cette si grande folie. Néanmoins, pour les petits coeurs fragiles, Léna Jomahé a écrit une fin alternative, qui, je l’avoue clairement, me convainc beaucoup moins. 

Bref un univers peuplé de vampires, sorcières et loup-garous qui ne nous laisse pas indifférent avec son héroïne à l’humour décapant et à la folie progressive. Un roman comme je les aime, prenant et désopilant. 

lundi 26 septembre 2022

La saga Hadès & Perséphone, de Scarlett St Clair

            Hades et PersephoneHades et Persephone - Tome 01 A touch of DarknessHadès et Perséphone, tome 2 : A touch of ruin par St. Clair   Hadès et Perséphone, tome 3 : A touch of malice par St. Clair

Titre : Hadès & Perséphone
Tome1 : A Touch of darkness
Tome 2 : A Touch of Ruin
Tome 3 : A Touch of malice
Edition : Hugo Publishing 
Collection : New Romance
Nombre de pages du tome 1 : 429
Parution du tome 1 : 5 mai 2022
Coût : 18€


4ème de couverture du tome 1

Perséphone n'est la déesse du printemps qu'en titre. Depuis qu'elle est toute petite, les fleurs se ratatinent à son contact. Après s' être installée à New Athens, elle espérait mener une vie discrète, dans la peau d'une journaliste mortelle. Tout change lorsqu'elle s'assied dans une boîte de nuit clandestine pour jouer une partie de cartes avec un étranger hypnotique et mystérieux.

Hadès, le dieu des morts, a bâti un empire du jeu dans le monde des mortels et ses paris favoris sont réputés impossibles. Mais rien ne l'a jamais intrigué autant que la déesse qui lui offre une aubaine laquelle il ne peut résister. Après sa rencontre avec Hadès, Perséphone se retrouve liée par un contrat avec le Dieu des morts, et ses conditions sont impossibles : Perséphone doit créer la vie dans le monde souterrain ou perdre sa liberté à jamais. Le pari ne se limite cependant pas à exposer l'échec de Perséphone en tant que déesse. Alors qu'elle s'efforce de semer les graines de sa liberté, son amour pour le Dieu des ténèbres grandit - un amour à la fois envoutant et interdit.

Mon avis sur les 3 tomes

Attention, cette saga contient ENORMEMENT de scènes de sexe, qui par ailleurs ne sont pas du tout représentatives d'une sexualité épanouie.


Cette chronique se fera en deux temps : la première partie qui vous scandera mon amour pour la saga, et la deuxième, plus détaillée, pour ceux qui ont déjà lu Hadès et Perséphone. Pourquoi cette forme me demandez-vous ? Parce que j’ai lu les trois tomes en lectures communes avec des copines et qu’on les a enchainé, j’aurai donc du mal à me bien distinguer chaque tome pour une chronique. 


La première chose que je tiens à souligner est que Hadès et Perséphone est une romance extrêmement érotique ; ils « baisent » (pour utiliser les mots de l’autrice) quasiment à chaque chapitre. Les scènes sont explicites et il faut le savoir avant de commencer cette saga. 


Ensuite, que raconte Hadès et Perséphone ? Il s’agit d’une réécriture du mythe grec dans notre monde moderne. Perséphone est une déesse inconnue car sa mère, Déméter, a caché son existence aux dieux et aux humains. Quand le livre débute, cela fait trois ou quatre ans que Perséphone est enfin sortie de chez sa mère pour vivre une vie de mortelle, avec, bien sûr, quelques conditions qu’elle ne va pas respecter. 


L’évolution du personnage est assez incroyable. On passe petit à petit d’une fille timide à une jeune femme fière, puissante, menaçante, une véritable reine et déesse. J’ai aimé voir cette évolution, même si parfois je dois avouer qu’elle m’exaspérait, comme si elle prenait trop la confiance et se croyait au dessus des autres, comme les autres dieux qu’elle critique. 


Les personnages secondaires sont aussi très bien décrits, perdant parfois un peu de place à mon goût. Je suis une véritable fan de Lexa, j’aime aussi beaucoup Sybille, Thanatos, Yuri…Je me méfiais de Leucé, mais ça, seul le tome 2 vous le dira ;) J’ai aimé découvrir les autres dieux à travers les yeux de Perséphone, j’ai aimé qu’elle se trompe, qu’elle change d’avis vis à vis d’eux et j’ai hâte de rencontrer de nouveaux Olympiens dans le troisième tome. J’ai l’impression qu’à son contact, ils deviennent plus « humains »


Pour ce qui est d’Hadès, il est dépeint comme le dieu sexy par excellence, puissant, virile, mystérieux…Il est tout simplement parfait, un pur fantasme. Malgré tout, il y a quelques petites choses qui m’ont dérangée : la violence des rapports sexuels, la jouissance à chaque fois, rapide comme l’éclair, ses mensonges, son manque de communication et il avait comment dire…. Un côté oppressant. J’ai du mal à comprendre comment ce dieu si vieux et si puissant a pu s’éprendre d’une vierge toute innocente comme Perséphone.  Mais bon, la volonté des Moires…


Pour ce qui est du tome 3, ce fût une déception. J’ai trouvé qu’il ne servait pas à grand chose ; à la fin du tome 2, au moment où Perséphone accepte d’épouser Hadès (mais WTF ? Ca aussi on y reviendra mais ma cocotte, c’est ton premier copain, tu dois pas avoir plus de 25 ans et tu te maries ???) il se met à neiger, déclaration de guerre de la part de la déesse des moissons Déméter (j'ai aimé ce petit clin d'oeil à l'histoire mythologique et à l'enlèvement de Perséphone). Je m’attendais donc à ce que le tome 3 tourne autour de la guerre, mais non, on ne parle que très peu de Déméter, et à la place, un groupuscule attaque les dieux et leurs favoris. Je dois avouer que je n’ai pas très bien compris cette intrigue, nous sommes face à une nouvelle titanomachie. Mais comme d’habitude, ce n’est pas cela qui va empêcher Hades et Perséphone de coucher dans toutes les situations possibles. C’est marrant deux minutes, mais bon après ça devient lassant. 

Petit plus dans ce tome, on rencontre encore de nouveau dieux. Dès le début, Hermes était mon préféré, et il le reste encore dans ce tome, blagueur, attentionné, enfantin… Il a tout du meilleur ami parfait du héros. On découvre aussi les failles d’Aphrodite et d’Apollon, chose que j’ai beaucoup apprécié. Cela les rends plus humains, on comprend mieux leurs actions et on s'éloigne de l'idée que les divins nous sont supérieur. On voit que Scarlett St Clair a fait beaucoup de recherche pour étoffer ses personnages. Outre ses 4 dieux que nous connaissions déjà, Perséphone et le lecteur rencontrent tous les autres Olympiens, et je dois dire que ce sont des moments assez étonnants. J’avais l’impression d’être en face d’un comité de lycéens, et non des dieux les plus puissants qui ont existé. Et apparement, Perséphone a eu la même impression car elle ne s’est pas privée de les rembarrer. Je ne sais duquel entre Zeus et Poséidon était le plus lubrique. Et malheureusement, par rapport à Aphrodite et Apollon, je les ai trouvé très plats : deux vieux dieux qui n'ont que faire de la vie des mortels et qui ne pensent qu'à leur pomme. C'est pourquoi c'était si étonnant (et un peu amusant je dois avouer) de voir Perséphone leur tenir tête. Notre héroïne devient de plus en plus confiante et de plus en plus puissante, je me demande si ce n'est pas elle dont parle la prophétie de fin...

Bien que ce tome 3 m'ait déçue, j'ai quand même extrêmement hâte de lire la suite. Cette saga est additive au possible. Elle est bien écrite, reprend les mythes grecs et les place dans notre monde contemporain. On voit que Scarlett St Clair a fait énormément de recherches. Les personnages sont attachants, Lexa, Hermes, d'autres un peu plus têtes à claque, Hermès, Perséphone, mais en même temps, ça fait du bien de voir une héroïne se battre pour se qu'elle veut. Finalement, elle est comme nous, elle a des désirs, de la colère en elle, qu'elle ne sait pas canaliser. Elle apprend petit à petit, échoue parfois, mais progresse, quoiqu'il arrive. Et je veux retenir ça, quoiqu'il arrive, quelques soient nos échecs, ils nous font progresser. 

mardi 13 septembre 2022

Les Facétieuses, de Clémentine Beauvais


Titre : Les Facétieuses
Autrice : Clémentine Beauvais
Edition : Sarbacane
Collection : Exprim'
Nombre de pages : 320
Parution : 24 août 2022
Coût : 17€





4ème de couverture : 

L'héroïne, Clémentine Beauvais, autrice jeunesse déprimée par une série d'échecs littéraires et amoureux, trébuche sur une curieuse énigme historique : 
QUI ÉTAIT LA MARRAINE LA BONNE FÉE DU PETIT PRINCE LOUIS XVII, FILS DE LOUIS XVI ET MARIE-ANTOINETTE ? 
Comment cette fée - dotée, comme toutes ses consœurs de l'époque, de pouvoirs magiques puissants - a-t-elle pu abandonner le petit prince à une mort atroce ? Plus étrange encore, pourquoi a-t-elle disparu des archives de l'Histoire après la Révolution ? 
Et si derrière ces mystères se trouvait la clef d'une autre, encore plus grand : 
QUE S'EST-IL PASSÉ LE JOUR OU LA MAGIE S'EST EVAPORÉE ?

Mon avis : 

Merci aux Editions Sarbacane pour cette lecture

 Bon. Cela fait déjà deux semaines que j’essaie d’écrire ma chronique sur Les Facétieuses ; j’ai l’impression d’être Clémentine qui n’arrive pas à écrire son roman. Alors, comme il faut bien partir de quelque part, partons comme Clémentine et enquêtons. 

Dans les Facétieuses, Clémentine Beauvais se met en scène comme jamais. De retour en France, déprimée, elle doit écrire un roman pour les éditions Sarbacane, jusque là, on suit, on est d’accord. Sauf que là où ça pêche, c’est que l’éditeur Tibo Bérard, lui impose le genre fantastique. Or notre Clémentine n’aime pas ça, le fantastique, ce qu’elle aime, elle, c’est le réel, la vie. Et puis, comme tombée du ciel, une dame vient lui parler de Louis XVII, le fils de Louis XVI, et depuis cette discussion, elle ne peut s’empêcher de penser à ce personnage, à cet enfant et surtout, à sa marraine la bonne fée. A partir de là, Clémentine Beauvais s’amuse comme une folle. Elle part à la recherche de cette marraine, et nous, on la suit dans son enquête, dans ses recherches, sa vie, ses échanges avec Tibo, sa vie amoureuse, familiale…

Ce livre est déstabilisant, entre réalisme et fantastique, on ne sait que croire. Clémentine Beauvais oscille entre sérieux et délire, Les Facétieuses est tellement différent de ses autres romans, il est unique en son genre, casse les codes, le « 4ème mur ». Je ne pouvais m’empêcher de me demander si tout cela était vrai, si les marraines la bonne fée avaient réellement existé ; mais je me forcée à ne faire aucune recherche, à laisser Clémentine Beauvais m’emporter dans son autofiction. 

Dans Les Facétieuses, Clémentine Beauvais interroge l’histoire mais aussi les inégalités sociales. Et je crois que c’est la seule partie du roman avec laquelle j’ai eu du mal. En effet, j’ai eu l’impression que cela arrivait comme un cheveu sur la soupe, comme s’il fallait donner un message à son roman. 

Sinon, pour moi, Les Facétieuses est un roman loufoque, brillant… magique, qui passe à ça du coup de coeur. Mais qu’est-ce que j’ai aimé cette confusion dans laquelle il me plongeait, cette idée que la magie existe encore, par petites touches.

mercredi 26 mai 2021

L'année de grâce, de Kim Liggett


titre : L'année de grâce
autrice : Kim Liggett
édition : Casterman
nombre de pages : 528
parution : 7 octobre 2020
coût : 19,90€
récompenses : Prix Millepages 2020 et Prix Libr'à nous 2021





4ème de couverture : 

Celles qui survivront ne seront plus jamais les mêmes.

« Personne ne parle de l’année de grâce. C’est interdit.
Nous aurions soi-disant le pouvoir d’attirer les hommes et de rendre les épouses folles de jalousie. Notre peau dégagerait l’essence pure de la jeune fille, de la femme en
devenir. C’est pourquoi nous sommes bannies l’année de nos seize ans : notre magie doit se dissiper dans la nature afin que nous puissions réintégrer la communauté.
Pourtant, je ne me sens pas magique.
Ni puissante. »

Un an d’exil en forêt.
Un an d’épreuves.
On ne revient pas indemne de l’année de grâce.
Si on en revient.

Avis : 

 Ceci est une chronique « coup de gueule ». Je n’arrive pas à écrire cette chronique sans tout déverser. J’ai besoin d’extérioriser, d’en parler avec d’autres qui ont lu le roman. Elle va donc, une fois n’est pas coutume, contenir quelques spoilers.


L’année de grâce fut une déception. Je m’attendais à un roman révolutionnaire, féministe, engagé. Au lieu de ça, j’ai plutôt trouvé un roman ado basique. Ai-je grandi ? Avais-je trop d’attentes ? 


Le lieu de l’intrigue est inconnu, l’époque aussi, mais les valeurs sont celles du Moyen-Âge. Les filles sont mariées de force, à 16 ans, âge où leur « magie » se déclenche. Juste après les propositions de mariage, qui se font en huit-clos uniquement masculin, les jeunes filles sont envoyées en forêt pour dissiper leur magie et revenir inoffensives. C’est l’année de grâce. L’héroïne, Tiernan, est dès le départ différente des autres. Elle ne veut pas se marier, ne croit pas à la magie, rêve (ce qui est interdit), elle veut être libre, indépendante. 

Pourquoi, pour une fois, ne pourrait-on pas avoir un groupe d’héroïnes et non une seule ? 


Le groupe, c’est ce que j’espérais voir apparaître dans ce roman. Une entraide féminine, féministe. Or, l’année de grâce fait ressortir le pire chez les jeunes filles, l’autrice déploie une violence impressionnante. Pourquoi ce surplus de violence physique, de barbarie ? Peut-être était-ce la frustration que ressentaient les femmes d’être mal traitées en ville qui ressortait entre elles et contre elles durant l’année de grâce ? Néanmoins, je n’ai pas trouvé cela utile, j’avais l’impression d’une violence gratuite, comme dans le film Blanche Neige et le chasseur où les mères défigurent leurs filles pour qu’elles ne soient pas plus belles que la Reine.


Cette violence m’a paru encore plus déplacée quand j’ai découvert au fil des pages une histoire d’amour trop clichée à mon goût. SPOIL La proie et le braconnier, l’amour interdit. SPOIL Dans ce livre féministe, j’aurais aimé une héroïne véritablement indépendante, qui n’a pas besoin d’un homme pour lui faire se rendre compte de la société aberrante dans laquelle elle vit. Or, j’ai eu l’impression de retomber dans une histoire niaise, exactement comme ce que j’avais ressenti à la lecture de VOX, de Christina Dalcher.


Comme pour le roman de Christina Dalcher, le sujet est important : sexisme, machiste, domination masculine et peur de la femme. Et comme pour ce roman, L’Année de grâce a, pour moi, échoué à le traiter sur la longueur de l’intrigue. 


Parlons en de cette intrigue. L’environnement moyenâgeux et magique me paraissait un très bon moyen de détourner tout en parlant d’aujourd’hui (le principe de mise à distance spatiale et temporelle qu’utilisent Saint-Simon dans ses Mémoires, Du Bellay dans Les Regrets, et bien d’autres, permet ainsi de mieux se rendre compte de notre réalité sans entrer en confrontation directe avec elle). Malheureusement, j’ai trouvé le cadre mal posé, il me manquait des détails, des explications : comment en était-on arrivé là ? pourquoi les filles étaient-elles dotées de « magie » ? Et j’ai trouvé de nombreuses facilités scénaristiques (la fin, notamment)


Enfin, et après promis j’arrête ma diatribe contre L’année de grâce, j’ai été gênée par l’écriture. Je ne sais pas si c’est la traduction ou l’originale, mais pour moi, cela sonnait faux. Le vocabulaire utilisé ne convenait pas, j’avais l’impression qu’elle (autrice ou traduction) voulait montrer ses connaissances, ses mots savants. Mais cela n’apportait rien à l’intrigue, au contraire. Certains auteurs ont une langue en excès, des personnages de l’excès, mais c’est fait exprès, comme le Capitan Matamore de qui Scarron se moque et sur qui il cherche à surenchérir (ou comme moi qui tente de réutiliser mes cours dans mes chroniques).


Contrairement à beaucoup d’avis, sur internet, en librairie, je n’ai pas accroché avec L’année de grâce. Mais si ce livre permet à ses lectrices et lecteurs de réfléchir aux problématiques abordées, alors je pense que Kim Liggett aura rempli le contrat médiatique du « livre féministe » et c'est ce qui m'importe, qu'un livre véhicule un message.


Avertissements : 
(surligner pour voir, cela peut potentiellement divulguer l'intrigue)
violence physique - sang - mort  -

lundi 13 juillet 2020

Le Collège Maléfique de Cassandra O'Donnell


titre : Le Collège Maléfique
tome 1 : Le Marche-rêves
auteure : Cassandra O'Donnell
édition : Flammarion jeunesse 
nombre de pages : 192
parution : 24 juin 2020
coût : 12,50€
à partir de : 10 ans




Synopsis : 

Pendant treize ans, Emma Dreamaker avait réussi à cacher ses pouvoirs, échappant ainsi à la vigilance du Ministère. Jusqu’au jour où elle reçoit sa lettre d’admission pour l’École des Enfants Spéciaux. La jeune fille n’a pas le choix, elle doit entrer dans ce collège étrange qui dissimule de terrifiants secrets. Peu à peu, Emma plonge dans un monde sombre et inconnu, peuplé de monstres et de démons. Un monde qu’elle va devoir affronter si elle veut survivre.

Mon avis : 

Merci à Cassandra O'Donnell et aux éditions Flammarion pour cet envoi

Emma Dreamaker, une jeune fille de 13 ans, est une "Enfant Spéciale". On n'ignore sa capacité, son origine mais le Ministère des Enfants Spéciaux l'a repérée et de ce fait, elle doit se rendre dans un collège particulier. Là-bas, tous les enfants sont des Spéciaux : une fille avec d'immenses oreilles, une fille à moitié serpent, une fille à deux têtes, mais aussi des sorciers, des ogres, ...

Le Collège maléfique est facile à lire, les pages se tournaient toutes seules. C'était dynamique et il n'y a pratiquement pas de temps mort.
On entre directement dans le vif du sujet, Emma a déjà reçu sa lettre pour le Collège des Enfants Spéciaux, elle y va et découvre ses étranges occupants.

Dès le début, on se rend compte que ce collège et que l'histoire elle-même regorge de secrets, j'avais envie d'en savoir plus. Emma est d'ailleurs presque aussi perdue que nous. 
Petit à petit, on avance dans le roman et pourtant les secrets ne se dévoilent pas tous, c'est très frustrant, de ne pas tout savoir. Quel est le rôle exacte du Ministère des Enfants Spéciaux ? comment Emma a-t-elle appris son don ? que cache le Manoir ?

En entrant dans cet univers, on rencontre une multitude de personnages. J'aurais aimé qu'ils soient plus décrits, que l'on en apprenne plus sur eux : leur vie d'avant, d'où leur viennent leurs capacités ...
Mon personnage préféré est probablement Groumpf, une espèce boule de poils toute mignonne, que peu de monde peut comprendre. Il peut tout manger et se transformer en une sorte de gros Hulk poilu.

Il y avait aussi des moments malheureusement clichés... Le personnage, bien que tout mignon, de Groumpf qui parle en "Groumpf Groumpf Groumpf" est assez facile et parfois répétitif. Bien sûre l'héroïne se sent perdue, elle a de grands pouvoirs, elle est unique... Mais je tiens à préciser que des livres de fantasy, j'en ai lu à pléthore, que celui-ci vise un public 10 ans et que j'en ai 9 de plus, donc un plus jeune lecteur pourrait ne pas être déranger par ces points en fonction de ses précédentes lectures.

Une lecture plaisante, pleine d'aventure, de mystères et de magie comme j'aurais adoré en lire à 10 ans !  

dimanche 21 avril 2019

Violette Hurlevent et le Jardin Sauvage de Paul Martin

Résultat de recherche d'images pour "violette hurlevent"titre : Violette Hurlevent et le Jardin Sauvage
auteur : Paul Martin
illustrateur : Jean-Baptiste Bourgois
éditeur : Sarbacane
nombre de pages : 448
parution : 15 mai
coût : 19,90€






Synopsis : 

Nul ne sait quand le Jardin Sauvage est né. Violette Hurlevent y pénètre le jour où elle doit fuir de la maison de sa mère. Loin des soucis de son existence, elle découvre alors un univers immense, caché aux autres humains et peuplé d'êtres aux coutumes étranges. Ici, les loups parlent, les pierres s'animent ; même le temps s'écoule selon de nouvelles lois. Mais la beauté du Jardin Sauvage cache de nombreux périls. 

Mon avis : 
Merci aux éditions Sarbacane de m'avoir fait découvrir l'histoire Violette et Pavel !

Violette Hurlevent est un roman jeunesse étonnant. Plein de magie, de choses bizarres, de poésie, d’aventures…. J’aurais rêvé de vivre une expérience comme celle de Violette à 9 neuf ans. Et même maintenant ! 

Découvrir ce Jardin Sauvage me faisait sortir de ma petite vie quotidienne. Ah si je pouvais apprendre à parler le Troll plutôt que l’anglais, j’aimerais bien ^^

L’écriture est très fluide, l’auteur ne nous perd jamais dans ce nouveau monde. On le découvre en même temps que Violette, à son rythme et c’est parfait.

Violette est très attachante, tout comme Pavel son fidèle destrier. Mais je dois dire que j’ai une petite préférence pour Myrtille, ce Jardinien qui n’hésite pas à aider Violette dans sa quête et qui n’a pas peur de dire ce qu’il pense. 

Pour ajouter de la beauté, des illustrations parcourent ce roman. En noir et blanc, comme faites au stylos, elles sont vraiment toutes mignonnes. 


Je n’ai lu que la moitié du livre et j’ai hâte de connaitre la suite. Qui est Kaliban ? Quelle est l’histoire de la Protectrice ? Que se passera-t-il ensuite ????

Un chouette roman d'aventure dans un monde merveilleux à découvrir !

Résultat de recherche d'images pour "violette hurlevent"  Résultat de recherche d'images pour "violette hurlevent"  Résultat de recherche d'images pour "violette hurlevent"

jeudi 29 juin 2017

Harry Potter T-4 de J.K. Rowling

titre : Harry Potter
tome 4 : Harry Potter et la Coupe de Feu
auteur : J.K. Rowling
traducteur : Jean-François Ménard
édition : Gallimard Jeunesse
collection : Folio Poche
nombre de pages : 775


Synopsis :
Après un horrible été chez les Dursley, Harry Potter entre en quatrième année au collège de Poudlard. À quatorze ans, il voudrait simplement être un jeune sorcier comme les autres, retrouver ses amis Ron et Hermione, assister avec eux à la Coupe du Monde de Quidditch, apprendre de nouveaux sortilèges et essayer des potions inconnues. Une grande nouvelle l'attend à son arrivée : la tenue à Poudlard d'un tournoi de magie entre les plus célèbres écoles de sorcellerie. Déjà les spectaculaires délégations étrangères font leur entrée... Harry se réjouit. Trop vite. Il va se trouver plongé au coeur des événements les plus dramatiques qu'il ait jamais eu à affronter. 



Mon avis :

Hello ! Je viens de retrouver cette chronique que j'avais écrite l'année dernière mais que pour une raison inconnue, je n'avais pas publié... Alors la voilà !!!

-----

La quatrième année d’Harry Potter commence par la coupe du monde de Quidditch à laquelle il assiste en compagnie des Weasley. S’en suivra le Tournois des Trois Sorciers, sortilèges impardonnables et retrouvailles au cimetière. 

Ce tome est déjà plus gros que les précédents, et surtout, l’ambiance y est plus noire. Cela commence avec la Coup Mondial Quidditch et l’apparition des Mangemorts. Mais le début reste amusant quand les Weasley viennent chercher Harry chez les Dursley.

Durant ce tome, on découvre la jalousie de Ron envers Harry. Il n’en peut plus d’être toujours dans son ombre et le fait que Harry soit désigné champion du Tournois n’arrange rien. Et pendant 4, 5 chapitres, ils se font la tête. On voit que Ron compte beaucoup pour Harry mais il lui en veut énormément, et vice versa.

Les personnages sont plus grands et un sentiments nouveau apparaît : l’amour. Pour le bal de Noël, ils doivent trouver un cavalier (cavalière) pour les accompagner, mais ils hésitent, n’ont pas confiance. Et franchement, c’était trop bête. 


C’est à partir de ce tome, que l’angoisse et le « noir » arrive. A partir de ce tome que les morts commencent à tomber. Le retour de Voldemort annonce la fin de ce tome et le début d’une nouvelle ère de terreur qui apparaitra doucement. La fin de la belle et jeune innocence. Le début de l'horreur.

mercredi 23 novembre 2016

Lady Helen : Le club des mauvais jours de Alison Goodman




titre : Lady Helen
tome 1 : Le club des mauvais jours
auteur : Alison Goodman
édition : Gallimard Jeunesse
parution : 18 août 2016
coût : 19,50 €
lecture n° 63













     Synopsis :
Londres, Avril 1812....
Lady Helen Wrexhall s’apprête à faire son entrée dans le monde. Bientôt, elle sera prise dans le tourbillon des bals avec l'espoir de faire un beau mariage. Mais une bonne de la maison disparait, des meurtres sanglants sont commis, la plongeant soudain dans les ombres de la Régence. Helen fait la connaissance de lord Carlston, un homme à la réputation sulfureuse. Il appartient au Club des mauvais jours, une police secrète chargée de combattre des démons qui ont infiltré toutes les couches de la société. Lady Helen est dotée d’étranges pouvoirs, mais acceptera-t-elle de renoncer à une vie faite de privilèges et d'insouciance pour rejoindre lord Carlston et basculer dans un monde terrifiant ?

     Mon avis :
Lady Helen m'a tout d'abord attiré par sa couverture qui est juste sublime, puis par son résumé. Une histoire fantasique se passant sous la régence anglais au 19e siècle. J'aime le fantasique et cette période me fait tout bonnement rêver, que se soit le langage, les vêtements, la façon de vivre, j'adore ! J'avais donc vraiment hâte de commencer cette lecture mais j'ai du attendre d'avoir fini les Lettres persanes de Montesquieu (que j'aimerais le brûler !!!) Je n'ai pas mis longtemps à le lire, deux trois jours, malgré sa grosseur conséquente, 561 pages. 

Nous suivons donc Helen, une jeune lady de 18 ans, qui va faire son entrée à la cours. Malheureusement, cela ne se passe pas comme prévu, elle se découvre certaines particularités et elle apprend l'existence d'une une facette sombre, terrifiante et inconnue du monde. En effet, des créatures sévissent dans l'ombre et Le club des mauvais jours, une organisation secrète mais gouvernementale, est sensé les arrêter. Après ces révélations, deux choix s'offrent à elle : oublier et continuer de mener sa vie ou combattre ces monstres et renoncer à beaucoup de choses, car au 19e siècle, une jeune femme ne se rend pas dans les endroits malfamés pour se battre. Bien entendu, d'autres facteurs sont à prendre en compte, la mort de ses parents, dans un tragique accident mais dont personne ne parle car il serait lié à une trahison, le duc de Selbourn, doux et attentionné mais qui n'a aucune connaissance de cette partie du monde et lord Carlston, un homme à la mauvaise réputation et qui se révèle fort intéressant. 

Nous sommes donc en plein dans de la fantasie doublée d'une légère romance (du moins pour l'instant) du 19e siècle. 

Les idées de l'auteure sont originales, elle crée un vrai monde caché dans l'ombre. Avec de nombreuses description, Alison Goodman arrive à passer d'une ambiance sombre et un peu glauque à une ambiance légère et frivole. Je ne saurais dire si mes passages préférés sont ceux concernant la magie ou ceux autour des bals et des robes. C'est ce mélange de tons qui m'a plu (et beaucoup beaucoup les descriptions des tenues ^^).
 
L'écriture est agréable et bien détaillée, le travail de recherches de l'auteure est énorme, elle a fait en sorte que tout coïncide, changeant juste quelques petites choses pour le côté fantastique.

Alors oui, c'est un gros pavé, mais ce bouquin est génial. Le côté espion, fantasie dans le "grand-monde" du 19e siècle, c'est un mélange juste parfait !

Ps : petites excuses, j'ai complètement délaissé le blog depuis une semaine ^^'

vendredi 11 novembre 2016

Vampire Academy de Richelle Mead


titre : Vampire Academy
tomes 1, 2, 3 : Soeurs de sang, Morsure de glace, Baiser de l'ombre
auteur : Richelle Mead
édition : Castelmore
parution : 2010
lectures n° 49, 56, 57


     Synopsis :
Saint-Vladimir est un lycée privé hors du commun: à l’abri des regards indiscrets, de jeunes vampires y apprennent la magie.
Rose Hathaway est une dhampir et elle doit assurer la protection de sa meilleure amie Lissa, princesse moroï.
Menacées au sein même de l’Academy, Lissa et Rose ont fugué ensemble, mais ont été ramenées de force derrière les hautes portes de Saint-Vladimir. Entre intrigues machiavéliques, rituels nocturnes inavouables et amours interdites, elles doivent rester sur leurs gardes: les Strigoï, vampires immortels et ennemis jurés des Mroï, pourraient bien faire de Lissa l’une d’entre eux pour l’éternité.




     Mon avis :

Il y a longtemps j'avais vu le film Vampire Academy que j'avais adoré. Et il y a quelques temps, j'ai décidé de commencé la saga.

Rosemarie Hathaway est une dhampire, elle est moitié humaine moitié vampire, contrairement à sa meilleure amie Vasilisa Dragomir qui elle est une moroï de sang royale. Toutes deux sont ramenée de force à l'académie Saint Vladimir après s'y être enfuies deux ans plus tôt.

Rose a un tempérament de feu. Elle est vif d'esprit, sarcastique, indisciplinée et loyale. Destinée à devenir la gardienne de Lissa, elle s'entraîne sans relâche avec son mentor Dimitri dont elle va tomber amoureuse. Depuis l'accident qui a couté la vie aux parents de Lissa, elle partage un lien psychique avec sa meilleure amie qui lui permet de lire dans son esprit.

Lissa est plus tempérée que Rose. Elle est naïve, juste et généreuse. Maîtrisant l'esprit, une magie rare et méconnue, elle est extrêmement forte en persuasion.

J'ai lu le tome 1 qui m'a beaucoup plu. Certes je connaissais l'histoire, mais des précisions et petits changements m'ont fait apprécier cette lecture. J'ai donc tout de suite lu le 2. Un peu déçue ayant trouvé que la relation Rose/Lissa s'appauvrissait, j'ai tout de même aimé. Néanmoins, j'ai attendu avant de lire le tome 3. Et celui-là a été une déception.

J'ai trouvé que l'auteure s'arrêtait beaucoup plus sur les histoires d'amours de Rose que sur l'intrigue et l'amitié entre l'héroïne et la princesse.

Quant à la fin, elle m'a achevée. Une partie était incroyable et inattendue (la transformation de Dimitri), l'autre inutile et ... je ne trouve pas mon mot (Rose abandonne Lissa pour Dimitri).

Ce qui me plaisait au départ, c'était la partie mythologie roumaine sur les vampires, cette hiérarchisation peu commune, ainsi que l'étrange lien entre Rose et Lissa. Il y avait un peu d'amour (il en faut toujours ;), mais ce n'était vraiment pas le thème principal. Or, j'ai l'impression qu'au fil des tomes, l'auteure a changé d'objectif.

Donc, pour faire simple, je suis partagée. C'est une saga avec de bonnes idées, mais qui pour moi à mal évolué. Ce qui est dommage car les personnages sont attachants, l'intrigue est très intéressante et l'idée de hiérarchie entre vampires, nouvelle.