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dimanche 30 juin 2019

La porte de la salle de bain de Sandrine Beau


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titre : Le porte de la salle de bain
auteure : Sandrine Beau
édition : Talents Hauts
collection : Ego
nombre de pages : 96
parution : 1 octobre 2015
coût : 8€






Synopsis : 

  • J’attendais mes seins avec impatience. 
    C'est à partir des p'tits œufs au plat que tout s'est déglingué. Comme s'ils s'étaient passé le mot pour gâcher ma joie toute nouvelle. Ça a commencé dans le bus. C'est là que j'ai vu le regard des hommes changer. Enfin de certains hommes... Ceux-là, ils ne se gênaient pas pour me regarder. Ou plutôt pour me regarder directement dans les seins. Pas gênés ! Tranquilles.
    Je détestais ça.

Mon avis : 

J'ai lu ce livre en 45 minutes ce matin. Et il m'a fichu une de ces claques ! C'est court mais tant d'émotions s'en dégagent, tant de rage. J'étais choquée, indignée, totalement bloquée. Un coup de poing.

Mia qui était si impatiente d'avoir ses seins, si heureuse quand ils ont commencé à pousser. Ce changement, imperceptible au début n'échappe ensuite plus à certaines personnes, à Lloyd, le compagnon de sa mère. Lloyd qui entre dans la salle de bain quand elle se douche.
Mia redoute la soirée durant toute la journée. Elle ne pense qu'à cela, ne se concentre plus mais n'arrive pas à en parler. Et l'angoisse monte, augmente, insupportable.
Et ce silence, ce silence car Mia ne peut rien dire, elle n'y arrive pas. Et l'incompréhension de sa mère face à elle, ces punitions, ces engueulades. Juste la solitude et la peur.

Mais comment cela peut-il se passer ? Comment peut-on oser faire ça ? Mais que dire de plus à part que c'est impensable ? Impensable et pourtant que ca existe, des gens qui ne respectent pas les autres, qui viole leur intimité.
Sandrine Beau, avec une plume juste et dure, retrace ce passage de l'enfance à l'âge adulte, ces transformations difficiles à gérer, autant pour les filles que pour les garçons "A toutes les Mia. Et à tous les Mio."

Même maintenant, plusieurs heures après, j'en tremble encore. Je crois que finalement ce sujet devrait toucher tout le monde, indigner le monde entier, que cela ne se reproduise plus.

vendredi 6 mai 2016

Chronique expresse : Paroles de danse


 titre : Paroles de danse
 auteur : Stéphanie Roux (je précise, ce n'est pas elle qui a écrit, elle a rassemblé plusieurs citation, poèmes,...)
 édition : Albin Michel
 parution : 2000
 nombre de pages : 54
 coût : 10€



 Fais attention à ce que tu danse
Car ce que tu danse tu le deviens

 J'ai lu ce petit recueil en 10 minutes. Pourquoi ? Pour une raison toute bête : je l'ai utilisé pour poser mon vernis et qu'en attendant qu'il sèche, je l'ai lu.
Ma grand-mère me l'avait offert il y a deux ans  et j'aurais du le lire plus tôt. Ces paroles d'amour, d'hymne à la danse, m'ont fait un bien fou, elles m'ont apaisées. Et pourtant, il doit y avoir quoi, une vingtaine de poèmes?
Chaque citation, plus belles les unes que les autres, est accompagnée d'une photographie de danseurs. La plupart sont des danseurs contemporain, et ce n'est pas ce que je préfère, mais les photos sont quand même magnifiques.

"On m'a demandé purquoi j'avais choisi de danser. Je n'ai pas choisi. J'ai été choisie pour danser
Qaud une jeune élève m'interroge : "Me conseillez vous de devenir danseuse?" 
Je dis toujours : "Si tu as besoin de le demander, la réponse est non."
On ne peut s'embarquer dans une telle carrière que si l'on n'y voit le seul moyen de vivre sa vie pour soi et pour les autres
Mais tu connaitras les merveilles du corps humain, car rien n'est plus merveilleux."

"Une danseuse, là-bas, tourne sur elle-même, doucement
Son corps s'enroule dans l'air, entrainant dans son sillage un frémissement de bras. Sa jupe légèrement soulevée par le mouvement, flotte sur ses cuisses comme se pose un sourire sur ses lèvres.
Et l'on se surprend soudain à se demander à quel moment exactement son tournoiement a commencé. Sans doute parce que, par son mouvement intemporel, elle renoue avec un rituel dont l'origine se perd dans la nuit des temps, un acte aussi ancien que le plus ancien des villages et qui d'âge en âges se répète invariablement. "


Cette photo est juste sublime