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vendredi 6 août 2021

American Royals, de Katharine Mcgee


Titre : American Royals 
Tome 1 de American Royals 
Autrice : Katharine Mcgee
Traductrice : Laureline Chaplain
Editions : Lumen
Parution : Septembre 2019
Nombre de pages : 562
Coût : 16€



4e de couverture : 

Et si une famille royale régnait sur les Etats-Unis ?
Quand les États-Unis ont arraché leur indépendance aux Britanniques, George Washington, général en chef des armées américaines, s'est vu proposer la couronne. Et, au lieu d'insister pour que son pays devienne une république... il a accepté ! Deux cent cinquante ans plus tard, c'est donc la maison Washington qui est à la tête de la première puissance mondiale. Comme la plupart des familles régnantes, elle compte une héritière et un fusible, une éventuelle remplaçante. L'une sera la future reine, l'autre est là pour servir son pays, mais seulement au cas où. Béatrice et Samantha savent depuis l'enfance ce que l'on attend d'elles. Mais elles ne sont pas n'importe quelles princesses. Elles sont américaines, et leur pays est né d'une rébellion... 

À seulement vingt-et-un an, Béatrice, élevée pour régner, a la chance de devenir la première reine du pays, où jusque-là seuls des hommes pouvaient exercer le pouvoir... une réforme du droit de succession a bouleversé son existence, mais son avenir tout tracé devient soudain trop pesant pour elle. Quant à Samantha, elle se soucie peu de briser les règles d'une cour qui se soucie peu de ses incartades – jusqu'au jour où sa sœur est soudain sommée d'épouser l'homme dont elle est tombée amoureuse... Sans oublier Jefferson, le frère jumeau de Samantha, relégué au troisième rang dans l'ordre de succession alors qu'il aurait dû régner, et pris dans une redoutable rivalité amoureuse. 

Déchirés entre leur devoir et des penchants bien humains, les membres de la famille royale américaine se débattent sous les feux des projecteurs et des réseaux sociaux. Personnages irrésistibles, luttes d'influence et secrets d'alcôve... Une duologie sensible et cruelle qui rappelle la série phénomène The Crown, la modernité en plus. Découvrez, sous la plume de Katharine McGee, les mystères de la famille la plus célèbre de l'Histoire, dont les peines et les drames se jouent sur la plus vaste scène qui soit : le monde.

Avis : 

Un jour, je tombe sur ce livre à la bibliothèque, je retiens sans trop savoir pourquoi. Après avoir vu Young Royals (la chronique de ce coup de coeur est disponible sur le blog) je n’avais qu’une envie : retrouver une ambiance identique, une tête couronnée mais humaine, authentique, jonglant entre ses désirs et ses devoirs. American Royals m’est plus ou moins revenu en tête, plus ou moins car j’ai cherché pendant des jours à retrouver le titre avec juste « une histoire de royauté dans les nouveautés ». Une fois le titre retrouvé, je l’ai emprunté à la bibliothèque, ainsi que le 2. 


Malheureusement, ce fut une énorme déception. J’ai trouvé les personnages assez stéréotypés, sans réelle évolution en 500 pages. Ici, la polyphonie ne m’a pas fait le même effet que dans Annie au milieu de Emilie Chazerand (dont la chronique viendra plus tard). Ici, les façons de parler, le vocabulaire, la mise en page, tout était identique. 


Les romances était aussi trop « basique » pour moi. En même temps, j’en ai lu tellement qu’il me faut maintenant un petit truc en plus. Il y en avait quatre, pour les quatre filles bien sûr, on tombe tous amoureux en même temps : l’héritière de son garde du corps, la princesse du fiancée de sa soeur, la roturière du prince, jumeau de sa meilleure amie, et l’arriviste du roturier, meilleur ami de son ex le prince. Bref, un bon imbroglio avec secrets, confusions, erreurs et pas d’alchimie. Sans parler de l'idée de mariage et d'amour éternelle que je ne trouve plus adapté à notre époque.


« Et si une famille royale régnait sur les Etats-Unis ? » forcément, cela aurait changé des choses, et j’aurais aimé avoir plus d’aperçu de la politique, de la vie sous cette royauté. Les quelques petites phrases par-ci par-là ne m’ont pas suffit. De plus, je m’attendais à une famille moderne, du style de Gossip Girl, avec jeans, blazer, marques connues, voitures et autres dépenses exubérantes des milliardaire. Au lieu de cela, j’avais plutôt l’impression d’assister à un reboot de La Sélection de Kiera Cass (j'ose vous renvoyer à un article de 2015 ? Allons-y, n'ayons pas honte). 


Et comme beaucoup de reboot, je ne l’ai pas trouvé à la hauteur. Sur les romances, l’histoires, les personnages et l’écriture. En effet, je l’ai trouvé trop simple, sans style particulier. Original ou traduction ? Je ne sais pas. Mais il faut avouer qu’après Jane Austen (j’ai adoré !) et Emilie Chazerand dans Annie au milieu, avec son écriture si particulière, difficile de suivre. 


Un point positif tout de même ? Les mères de Nina, Julie et Isabelle. J’ai aimé que Katharine Mcgee insère cette relation lesbienne, permettant une identification et une visibilité des relations homosexuelles qui ne s’arrêtent pas au coming out. 


Bien que j’ai lu American Royals en une nuit, je ne pense pas lire le tome 2. Ce n’est plus le genre de romance que j’aime. En ce moment, je recherche quelque chose de plus prenant, corporellement parlant, de plus nouveau et inclusif aussi. 

mardi 19 février 2019

Le mur des apparences de Gwladys Constant





titre : Le mur des apparences
auteure : Gwladys Constant
éditions : Rouergue
collection : doado
nombre de pages : 154
parution : 5 septembre 2018
coût : 12,50€









Synopsis : 

Pourquoi Margot s’est-elle suicidée ? Une fille parfaite, belle, friquée, populaire... Justine, qui la connaît depuis la primaire et qui, elle, estime n’avoir eu que de méchantes fées au-dessus de son berceau, tient peut-être là sa revanche. En volant les carnets intimes de Margot, elle va posséder les clefs qui lui permettront de renverser le rapport de forces au sein du lycée. Un thriller psychologique, où les secrets flirtent avec le danger…

Mon avis : 

Vous imaginez vous, vivre votre vie dans l’ombre de quelqu’un, quelqu’un de parfait et que du jour au lendemain, cette personne disparaisse ? Vous comprendriez vous, que cette personne parfaite est choisi de disparaitre ? Vous chercheriez à comprendre n’est-ce pas ?

Je n’ai pas bien compris au début la raison qui pousse Justine à fouiller la vie de Margot, vengeance, plaisir malsain ? Quoiqu’il en soit, Justine découvrira que le lycée n’est qu’un lieu d’apparence et que derrière se cachent bien des secrets.

Au premier abord, j’ai trouvé la plume de Gwladys Constant étonnante, trop « littéraire » peut-être, pas assez réaliste. Mais elle m’a vite happée et sauf à de rares exceptions, je n’y faisais plus attention. 

L’enquête que mène Justine est intéressante, elle la conduit à réfléchir sur le monde qui l’entoure. De plus, ce qu’elle apprend la fera aussi changer, dans le bon sens ou pas. 
Avec l’aide de Margot, ou plutôt de ses souvenirs, Justine prendra de l’assurance et j’ai senti cette évolution dans sa façon de penser, d’agir.

Je suis cependant restée sur ma faim. J’ai trouvé que cela retombé trop vite, que j’étais resté en haleine et que l’on ne me faisait pas reprendre mon souffle petit à petit. Cette fin, cette terrible vérité, je ne l’ai pas appréciée, peut-être l’ai-je trouvé trop grosse ou pas assez. 

Quoiqu’il en soit, je n’ai pas pu lâcher ce livre et cela fait un bien fou de retrouver ce sentiment, d’être de nouveau à la merci d’une auteure. 


samedi 23 juin 2018

Les Collisions de Joanne Richoux




titre : Les Collisions
auteure : Joanne Richoux
édition : Sarbacane
collection : Exprim'
nombre de pages : 288
parution : 4 avril 2018
coût : 15,50€
lecture n°25










Synopsis : 

Gabriel et Laetitia entrent en Terminale Littéraire.
Lui, il est brumeux et arrogant.
Elle, elle est fière comme pas possible et cleptomane.
Eux, ils s’ennuient royalement,
et ils ont comme une envie de le faire payer à tout le monde…
Ça tombe bien : cette année, ils vont étudier Les Liaisons dangereuses.,

Mon avis : 

Merci infiniment aux éditions Sarbacane pour cette lecture !



Laetitia et Gabriel sont deux adolescents en terminal L. Provocateurs, décalés, cassés. Cette année, ils veulent marquer les esprits et pour cela, quoi de mieux que d’endosser le rôle de la Marquise de Merteuil et du Vicomte de Valmont ? 

L’histoire est additive. Je ne pouvais pas lâcher ce livre. C’était impossible. Pendant le diner, je ne pensais qu’à une chose, le retrouver. L’intrigue est prenante, à mille lieues de l’ennuie. 

Comme dans Marquise, l’écriture, le comportement des personnages sont si bien ajustés. Moderne et XVIII se mêlent à la perfection. Joanne Richoux, auriez-vous un faible pour cette époque ? 

Et les personnages ! Mon dieu, les personnages. Réels et fictifs en même temps. Badass. Des clichés sortant des sentiers battus. Des héros et anti-héros à la fois.
Laetitia. Cette fille est juste … waw. Je ne trouve pas de mot pour la décrire. Elle est haïssable et adorable. On veut être elle et on refuse de lui ressembler. Comme je rêverais de la rencontrer. Essayer de la comprendre. Alors que Gabriel ose montrer sa part humaine, Laetitia, elle, refuse net. 

Il s’agit quand même du deuxième Exprim’ qui modernise des classiques. D’abord Eugène Oneguine de Pouchkine avec Songe à la douceur oui maintenant Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos avec Les Collisions. Deux paris dangereux et pourtant brillamment réussis ! Bravo ! 

Petit plus ? La bande son que je trouve génial. J'adore ce style de musique.
Autre plus ? La couverture subliiiiiiiiiime

Que dire de plus sur ce livre ? C’est une bombe. Une véritable bombe. Un coup de coeur. Le livre seul est sensationnel. Et la comparaison avec Les Liaisons dangereuses est tellement interessante  ! 


PS: il me faut parler de la fin avec quelqu’un. Je vous en conjure. Cette fin. Atroce. Belle. J’ai pleuré. Ragé. Voulu hurler. 

dimanche 13 août 2017

Lotto girl de Georgia Blain

titre : Lotto girl
auteure : Georgia Blain
traducteur : Alice Delarbre
édition : Casterman
nombre de pages :
parution : 13 septembre 2017
coût : 16€
lecture n°59

Synopsis : 

Ils se servent de nous. Parfois pour combler une lacune, parfois pour tester un nouveau profil. Ils se servent de nous pour les réglages, pour affiner un modèle. Nous ne sommes que des prototypes de travail. Ils encouragent nos parents, ou les soudoient. Le miens se sont entendus dire que je serais belle s’ils choisissaient l’option préconisée par BioPerfect.
Je l’ai dévisagée. Je n’avais jamais pensé qu’on puisse être autre chose qu’une Lotto girl. C’est-à-dire une fille particulièrement douée, au patrimoine génétique exceptionnel. Une fille unique en son genre… 




Mon avis : 


Merci aux éditions Casterman pour cette lecture


Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de dystopie.
Dans Lotto girl, le monde est gouverné par les Parents suite à l’Effondrement. La modification génétique prime sur tout et les gens dépensent des milles et cents pour avoir des enfants parfaits. Cependant, tous les sept ans, une loterie est organisée pour permettre aux personnes plus pauvres de bénéficier de cette modification. 
Fern est une de ces enfants. Elle a passé toute son enfance dans un paradis mais à l’âge de 17 ans, une question vient forcer son esprit : cela est-il bien ou mal ? 

Pour dire vrai, je n’ai pas trouvé de réponse dans ce livre. Les Opposants et les Parents échangent tour à tour le rôle de « gentils ». Finalement, c’est au lecteur de choisir qui, pour lui, devrait être blâmé. 

Concernant les personnages, j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à eux. Fern est égocentrique, et je n’ai pas eu l’impression que son séjour dans un camps avait changé quoi que ce soit. Malgré tout ce qu’elle a vécut, rien à faire, je n’arrivais pas à la prendre en pitié. 
Pour ce qui est des autres personnages, je ne sais quoi en penser. Leurs comportements étaient en perpétuel changement. Fern se méfiait d’eux et moi aussi du coup. A qui fallait-il faire confiance ? Ils étaient comme instables, un caractère pas très bien définis et une évolution sans queue ni tête. 

Je n’ai rien à dire sur la plume de Georgia Blain. Elle n’a rien d’exceptionnelle mais de toute façon, je trouve que dans un roman dystopique comme ça, il est difficile d’apprécier l’écriture à sa juste valeur. 

Passons à la fin du roman maintenant. La fin est, disons le, particulière. Elle apporte une petite touche d’humanité à Fern. C’est au lecteur de choisir ce qu’il a envie d’avoir lu. Mais, je trouve qu’une fin pareille est un peu facile. L’auteure ne se mouille pas et j’aurais préféré une fin bien posée, carrée, oserais-je dire plus complexe


En bref, Lotto girl est une dystopie comme on en voit beaucoup avez la seule différence, le fait que l’on ne sait si le système mis en place est bien ou mal. Pour moi, l’idée aurait pu être mieux exploitée, les personnages auraient pu être plus complexe. C’est un roman qui passe le temps. 

lundi 24 juillet 2017

Vingt-quatre heures de la vie d'une femme de Stefan Zweig

titre : Vingt-quatre heures de la vie d'une femme
auteur : Stefan Zweig
traducteur : Olivier Bournac et Alzir Hella
édition : Le Livre de Poche
nombre de pages :
parution : 1927
coût : 2,90€
lecture n°54

Synopsis :

Au début du XXe siècle, une petite pension sur la Riviera. Grand émoi chez les clients de l'établissement : l'épouse d'un des pensionnaires, Mme Henriette, est partie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée. Seul le narrateur prend la défense de cette créature sans moralité. Et il ne trouvera comme alliée qu'une vieille dame anglaise sèche et distinguée. C'est elle qui, au cours d'une longue conversation, lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez elle.





Mon avis : 

J’avais lu il y a peu de temps Le voyage dans le passé de Stefan Zweig et j’avais beaucoup aimé cette nouvelle. 
Vingt-quatre heures de la vie d’une femme raconte l’histoire insensée qu’une vieille femme vécut il y'a des années de cela. 

La narration est particulière. Un homme parle de la vie de l’hôtel quand un événement improbable survint. Cet évènement est le déclencheur de la véritable histoire du livre. Cela ajoute un charme particulier au roman. 

Ce qu’a vécut cette vieille dame anglaise en 24 heures est juste impressionnant. Après l’avoir découvert, je me suis rendue compte à quel point la vie peut être changeante et comme, un regard, un sourire, une heure, peut vous détourner de vos projets. Je me suis rendue compte que, comme avec L’Alchimiste, il fallait vivre sa vie au présent, qu’il fallait laisser parler nos émotions. Mais je me suis aussi rendue compte que parfois, vivre sans penser aux conséquences peut en avoir des années plus tard. 

Alors comment faut-il vivre ? Faut-il vivre le moment présent sans penser à l’avenir ou vivre le moment présent en tachant de ne pas gâcher l’avenir. Un mélange des deux surement, car quoi que l’on fasse, cela nous fera grandir comme cette vieille dame anglaise qui en a retiré un enseignement. 

Je ne sais vraiment pas quoi dire de plus concernant ce livre à part qu’il s’agit d’une très belle lecture, une de ces lectures où l’on se rend compte que nous l’avons lu qu’après l’avoir terminée.

mercredi 9 novembre 2016

La trilogie marseillaise de Marcel Pagnol


titre : La trilogie marseillaise
auteur : Marcel Pagnol
illustrateur : Dubout
éditions : André Sauret et Michele Trinckvel
parution : février 1980


Par un heureux miracle je me suis retrouvée en possession de la trilogie de Marcel Pagnol : Marius, Fanny et César. Mais ce n'est pas tout, cette édition est d'époque et elle est juste sublime. Alors que je n'avais jamais lu de Pagnol mais que j'en gardais un assez mauvais souvenir avec un devoir de français juste long et pénible, j'ai débuté cette trilogie avec enthousiasme.
Le premier tome a été fini en une soirée et le second, commencé le lendemain, j'ai attendu un peu avant de lire le dernier. 

Ces livres sont des pièces de théâtre mais le dernier a été écrit pour le cinéma. 
On suit donc Marius, une jeune Marseillais de 20 ans qui travaille dans le bistro de son père, César et Fanny, jeune femme de 18 ans amoureuse de Marius. Pour donner la réplique à ces personnages, nous avons Honorine, Escartefigue, Panisse, Monsieur Brun et plein d'autres.

Marius a 20 ans, il travaille dans le bistro de son père et il est (va tomber?) amoureux de Fanny. Mais il a un rêve, un rêve grandissant, un rêve prenant, comme une maladie. Il rêve de l'océan, il rêve de naviguer. Et cela l'obsède. Il sait qu'un jour il partira, il sait qu'un jour il laissera tout en plan pour prendre la mer et il ne veut pas gâcher la vie de Fanny. Bien sûr, l’histoire ne tourne pas qu’autours de ça (vous imaginez trois tomes là-dessus ?). Mais c’est la première intrigue et sans elle, il n’y aurait pas d’histoire.

Une drôle d'histoire avec des personnages attachants et des dialogues amusants, voila ce que je retiens de cette trilogie. Les personnages ne sont pas très malins et cela donne lieu à de nombreux quiproquos assez risibles.

Que puis je dire d'autres ?


Les livres sont illustrés par Dubout avec des caricatures parfaitement  adaptées. L’histoire se lit vite et facilement. Néanmoins, je ne suis pas sûre de vouloir lire d’autres romans de Pagnol…


Extrait : 

MARIUS 
Comment ! toi aussi ! Mais, nom de Dieu, qui c'est le père ? Celui qui a donné la vie ou celui qui a payé les biberons ?

CESAR
Le père, c'est celui qui aime.

samedi 30 juillet 2016

La fille de Brooklyn de Guillaume Musso





extrait p 399

"Lois n°2 : Ne vous fier pas à vos amis, utiliser vous ennemis (...). Si vous n'avez pas d'ennemis, 
trouvez le moyen de vous en faire."
Robert GREENE 







titre : La fille de Brooklyn
auteur : Guillaume Musso
édition : XO éditions
parution : 23 mars 2016
nombre de pages : 464
coût : 21,90€
lecture n°35










     Synopsis :

Je me souviens très bien de cet instant. Nous étions face à la mer. 
L'horizon scintillait. C'est là qu'Anna m'a demandé : 

" Si j'avais commis le pire,
m'aimerais-tu malgré tout ? "


Vous auriez répondu quoi, vous ? 
Anna était la femme de ma vie. Nous devions nous marier dans trois semaines. Bien sûr que je l'aimerais quoi qu'elle ait pu faire. 
Du moins, c'est ce que je croyais, mais elle a fouillé dans son sac d'une main fébrile, et m'a tendu une photo. 
– C'est moi qui ai fait ça. 
Abasourdi, j'ai contemplé son secret et j'ai su que nos vies venaient de basculer pour toujours. 
Sous le choc, je me suis levé et je suis parti sans un mot. 
Lorsque je suis revenu, il était trop tard : Anna avait disparu. 
Et depuis, je la cherche. 



     Mon avis :

C'est ma belle-mère qui m'a conseillé ce livre. Je n'avais jamais lu de Musso et je pensais, à tort, que c'était juste un auteur qui écrivait des livres à la chaine sans grand intérêt. C'est méchant. Mais je me suis trompée, et j'ai été agréablement surprise.

La fille de Brooklyn est un roman policier mélangeant les affaires et les années. Ce sont mes préférés, ceux où un évènement dans le présent nous font revenir sur plusieurs mystères du passé.

Raphaël est heureux, dans trois semaines il va épouser la femme qu'il aime. Mais une photo et quelques mots font tout basculer. La femme qu'il croyait connaître cache en fait énormément de choses. Raphaël et un policier à la retraite vont jouer à une course contre la montre pour découvrir la vérité.

Je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages. Raphaël est gentil et c'est vraiment noble de sa part de vouloir sauver Anna mais il avait un quelque chose qui m'agaçait. Marc Charades était drôle et sympathique mais ça s'arrête là, quant à Anna, je crois qu'on apprenait trop de choses différentes sur elle pour que je puisse m'identifier. Celui qui m'a le plus plu est Théo. Il est tellement adorable et mignon du haut de ses trois ans, et il ajoutait un touche de gaité.

L'intrigue est intéressante et bien menée, à la fin, j'étais accro. Néanmoins j'ai trouvé certaines incohérences, notamment celle où Anna affirme "C'est moi qui ai fait ça." ou encore le fait que tout se passe en quatre jours, je trouve ça beaucoup trop court pour tout ce qui se passe.

Sinon je ne me suis pas ennuyée un seul instant et j'ai bien aimé les passages sur la politique, l'auteur a du faire pas mal de recherches.

Finalement, c'est une bonne lecture, un policier comme on les aime mais sans plus.

     Extraits :

extrait p 28 :

" "On aime peut-être ce qu'on est pas", a écrit Albert Cohen. Peut-être est-ce pour ça que l'on tombe parfois amoureux de personne avec qui l'on ne partage rien.Peut-être ce désir de complémentarité nous laisse-t-il espéreront transformation, une métamorphose. Comme si le contact de l'autre allait faire de nous des êtres plus complets, plus riches, plus ouverts. Sur le papier c'est une belle idée, mais dans la réalité, c'est rarement le cas.

extrait p 285 :

" C'était aussi pour cette raison que j'avais adoré devenir père. avoir un enfant est un antidote à cette nostalgie et à cette fraicheur fanée. Avoir un enfant vous oblige à vous délester d'un passé trop lourd, seule condition pour vous projeter vers demain. Avoir un enfant signifie que son avenir devient plus important que votre passé. Avoir un enfant, c'est être certain que le passé ne triomphera plus jamais sur l'avenir."

lundi 25 juillet 2016

Ma raison de vivre de Rebecca Donovan



titre : Ma raison de vivre
auteur : Rebecca Donovan
traducteur : Catherine Nabokov
édition : Pocket Jeunesse
collection : Territoires
parution : 15 mars 2015
nombre de pages : 534
coût : 18,90€
lecture n° 30







     Synopsis :

" - Et si je ne veux pas être ton ami ?
  - Alors nous ne serons pas ami.
  - Et si je veux être plus qu'un ami ?
  - Alors nous ne serons rien du tout.

Emma a tout fait pour empêcher Evan d'entrer dans sa vie. Pas parce qu'il la laisse indifférente, bien au contraire, mais parce que personne ne doit savoir. Savoir qui elle est vraiment, quelle est son histoire et, surtout, ce qui l'attend tous les soirs, quand elle rentre chez elle...

     Mon avis :

Ce livre est prenant et bouleversant. Ce n'est pas une romance ordinaire, c'est l'histoire d'une jeune fille qui cherche à survivre et qui y arrive en partie grâce à l'amour. Mais c'est vrai que j'imaginais l'intrigue plus centrée sur la maltraitance mais cela ne m'a pas empêché d'apprécier l'histoire.

Emma est un personnage intéressant. Elle subit un enfer et la raison pour laquelle elle encaissé est juste adorable et parfaitement humaine. Malgré tout je n'ai pas compris certaines de ses réactions, peut être parce que je n'ai pas vécu ce qu'elle a vécu.

J'ai beaucoup aimé le personnage de Sara, son amitié est précieuse pour Emma et j'adore le fait que, même si elle est populaire, elle lui reste fidèle.

Evan, quand à lui, est parfait, peut être un peu trop. Il aime Emma alors qu'il la connaît à peine.
Grâce à lui, et à Sara, Emma réapprend à vivre et à profiter de sa vie.

Pour une fois, la fin est sublime, même si je la trouve un peu gâchée par l'épilogue et c'est avec impatience que j'attends de pourvoir lire la suite.

Pour finir parlons objet livre. Les couvertures de cette trilogie sont magnifiques ! J'aime un peu moins la deuxième mais elle reste tout de même très belle.

mercredi 20 avril 2016

La bobine d'Alfred de Malika Ferdjouhk


 titre : La bobine d'Alfred
 auteur : Malika Ferdjoukh
 édition : L'école des Loisirs
 collection : Médium
 existe en poche
 parution : 24 octobre 2013
 nombre de pages : 175
 coût : 6,80€
 lecture n° 23





      Synopsis :
Harry Bonnet, 16 ans, fils d’un cuistot montmartrois, est fou de cinéma.
Comment s’est-il retrouvé à Hollywood ? C’est simple. Il lui aura suffi d’une gifle, d’une caille rôtie et d’une assiette de pommes de terre pour traverser l’Atlantique et atterrir sur la colline mythique. L’Amérique ! Des stars à tous les coins de rue !
Une nuit, il suit son père à la cantine, s’introduit en catimini sur le plateau no 17, remplace au pied levé un second rôle souffrant et… tombe nez à nez avec Alfred Hitchcock.
Le metteur en scène le plus célèbre du monde commence le tournage dont il rêve depuis quarante ans : l’adaptation d’une pièce de J. M. Barrie, l’auteur de Peter Pan.
C’est un secret absolu. Le film porte un faux titre et Hitchcock lui-même a pris un nom de code. Mais pourquoi diable Harry a-t-il voulu voir les premières minutes du film fantôme ?
Pourquoi a-t-il désobéi au maître du suspense ?


     Mon avis :

J'avais adoré Broadway Limited et quand j'ai pu rencontrer l'auteur j'étais toute excitée. Au dernier moment j'ai acheté ce livre, parce que je voulais une dédicace, parce que le synopsis donné envie, parce qu'il avait l'air moins "jeunesse" que les autres.

J'ai attendu avant de le lire. Je voulais le garder sachant que je le terminerai bien trop vite à mon goût. Et c'est ce qui s'est passé.

L'histoire débute avec une sorte de prologue. Cela se passe au présent. La suite du roman est comme un immense flash back et on revient au présent avec le dernier chapitre.

Harry à 16 ans. Il a grandi dans la culture cinématographique, son père étant un passionné de cinéma. Par un heureux hasard il se retrouve à Hollywood et va découvrir une étrange affaire. En effet le célèbre réalisateur Alfred Hitchcock tourne un film secret.

La première partie du livre est consacrée on va dire, à la mise en place de l'histoire : le prologue, l'arrivée à Hollywood, la découverte du tournage. Ensuite, tournant, et c'est une véritable course contre la montre, une série d'actions qui s'enchaînent.

Je ne sais pas quelle partie j'ai préféré. La première est essentielle, c'est ce qui pose les bases. On pourrait penser que c'est long, mais non, elle est intéressante, on y apprend certaines choses sur les tournages de film. La seconde m'a beaucoup plu. Les actions s'enchaînent sans aller trop vite.
C'est ce que j'ai aimé dans ce livre, ce mélange d'action et de calme.

J'ai aussi retrouvé toutes les références artistiques que j'avais adoré. J'ai aimé chercher les acteurs comme Ingrid Bergman, Jerry Lewis ... (j'ai un culture cinématographique totalement inexistante). Il y a juste un petit point qui m'a posé problème. Lina Lamont et Don Lockwood sont pour moi des personnages dans Chantons sous la pluie (une de les comédies musicales préférées). Et pourtant dans ce livre ils étaient présentés comme de vrais acteurs. Donc je ne sais pas, je me trompe sûrement mais ça me paraît être une drôle de coïncidence.

La fin du livre était prévisible mais je l'ai trouvé belle quand même.

Pour conclure, c'était une agréable lecture et j'étais très contente de retrouver la plume de cette auteure. J'ai été super contente de la rencontrer à l'escale du livre. Elle est très gentille et je suis repartie avec une jolie dédicace ! ^^


samedi 30 janvier 2016

D'après une histoire vraie de Delphine de Vigan

« Ce livre est le récit de ma rencontre avec L.
L. est le cauchemar de tout écrivain. Ou plutôt le genre de personne qu’un écrivain ne devrait jamais croiser.»





 titre : D'après une histoire vraie
 auteur : Delphine de Vigan
 édition : JC Lattès
 collection : Littérature française
 parution : 26/08/2015
 nombre de pages : 479
 prix : Renaudot et Goncourt des lycéens 2015
 coût : 20 €








Ce livre est incroyable ! Il m'a fait me poser des questions que je ne m'étais jamais posée avant en lisant un livre, la principale étant : "est-ce vrai ? est-ce autobiographique ?"

Je n'arrive pas à expliquer la raison pour laquelle je l'ai aimé, mais je l'ai aimé, et même adoré. J'avais du mal à accrocher au début, je voulais le faire durer, et puis une fois partie, je ne pouvais plus m'arrêter (bon je l'ai fait quand même hein, cours obligent).

C'est l'histoire de Delphine, qui après avoir écrit un roman plus ou moins autobiographique, n'arrive pas à gérer la pression. Elle perd l'inspiration. Et surtout elle rencontre L. Qui est L. ? C'est la question que je me suis posée tout au long du livre. L. est si mystérieuse, si fictive et si réelle. L. ose dire tout ce qu'elle pense, n'y va pas par quatre chemins pour faire des réflexions, et pourtant, on ne sait rien d'elle.
Si vous l'avez lu, dites moi ce que vous pensez de L., j'ai un avis sur la question et j'aimerais le partager avec vous.

Avant ce livre, jamais je ne m'étais demandée si un roman était inspiré de faits réels, et là je l'ai fait. Pendant toute ma lecture. Car c'est aussi le sujet principal : que veulent les lecteurs ? Moi je sais ce que je veux. Un biographie ne m'intéresse pas. Ce que j'aime c'est les fictions, les fictions avec un tant soit peu de Vrai. Par exemple, Dans le désordre de Marion Brunet n'est pas une biographie, mais c'est un roman qui raconte la vie, et je trouve ça beaucoup plus intéressant.

Malgré tout je n'arrive pas à savoir si ce roman est autobiographique, mais à vrai dire, je m'en fiche car là n'est pas l'important. Maintenant je comprends le titre mais je ne cherche pas à savoir si tout ce qu'a écrit l'auteure est vrai. Oui bien sûr je me suis posée la question. L. existe-elle? Delphine de Vigan a-t-elle réellement ressenti toutes ces émotions à la sortie de son livre? J'ai d'ailleurs fait des recherches sur ce livre, Rien ne s'oppose à la nuit, et il me fait très envie.

La plume de l'auteure m'a entièrement conquise. Sa façon d'écrire est fluide, belle et dur, douloureuse. Un passage où elle parlait de sa peur d'écrire m'a complètement ébahie. C'est exactement ce que je ressens quand je cherche à écrire un roman, ou même une chronique. Je m'installe à l'ordinateur, ouvre un fichier Word, commence l'écriture et ... bug.

Je pense que vous l'aurez compris ce roman est à un millimètre du coup de coeur. Pourquoi un millimètre, je ne sais pas, mais j'ai l'impression de ne pas pouvoir lui attribuer le titre de coup de coeur. Une amie possède No et moi, ainsi que Heures souterraines, je vais lui demander de me les prêter car je veux absolument retrouver cette écriture incroyable. J'ai mis 6 post-it pour retrouver mes passages préférés, et c'est une chose que je commence tout juste à faire, et qui est assez rare chez moi.

Je ne relis pas cet article, je le ferai une fois que vous l'aurez lu. Alors je comprends qu'il soit très contradictoire et je vous demande de m'excuser pour les fautes d'orthographes dont il doit être truffé. En ce moment, je ne sais pour quelle raison, mais je n'arrive pas à écrire, je n'aime pas ce que j'écris, et si je relis cet article, je suis sûr de l'effacer et de ne pas le publier.

Pour finir sur une note plus joyeuse, lisez ce livre, il vaut vraiment le coup ! :)

Extraits :

p 171 :
"Selon L., les expressions courantes que nous adoptions collectivement traduisaient, mieux que toute analyse approfondie de notre vie ou de notre emploi du temps, nos désarrois les plus intenses. Ainsi à une époque où plus rien ne semblait fonctionner, où la société dans son ensemble semblait figée, en suspens, les gens répétaient ça marche à tout bout de champs. De même les soirées, les films, les gens n'étaient plus très - très sympa, très chiants, très rapides, très lents -, ils étaient devenus trop - trop sympa, trop chiants, trop rapides, trop lents -, peut-être parce que ce genre de vie, en effet, nous submergeait."


p 446-447
"  - Même si quelque chose a eu lieu, même si quelque chose s'est passé qui ressemble à cela, même si les faits sont avérés, c'est toujours un histoire qu'on se raconte. On se la raconte. Et au fond, l'important s'est peut-être ça. Ces toutes petites choses qui ne collent pas à la réalité, qui la transforment. Ces endroits où le papier calque se détache, sur les bords, dans les coins. Parce qu'on a beau faire, ça gondole, ça frise, ça frouille. Et c'est peut-être pour ça que le livre vous a touché. Nous sommes tous des voyageurs, je vous l'accorde, mais au fond, ce qui nous intéresse, nous fascine, ce n'est peut-être pas tant la réalité que la manière dont elle est transformée par ceux qui essayent de nous la montrer ou de nous la raconter. C'est le filtre posé sur l'objectif. En tout cas, que le roman soit certifié par le réel ne le rend pas meilleur. Voilà ce que je crois."

Il y aurait encore 4 passages que j'ai adoré et si vous voulez les voir, je vous renvoie ici :)