mercredi 25 novembre 2020

Magus of the Library, de Mitsu Izumi


titre : Magus of the Library
tome 1 
auteur : Mitsu Izumi
illustrateur : Mitsu Izumi (je crois)
traductrice : Géraldine Oudin
édition : Ki-oon
collection : Kizuna
parution : mars 2019
coût : 7,90€




4ème de couverture : 

“Le livre. Une source de savoir, une accumulation de signes chargés de sens, un précieux héritage qui relie passé et futur. C’est un mage qui me l’a dit un jour : protéger les livres, c’est tout simplement… protéger le monde !”


Avis 

Une lecture manga, incroyable pour moi ! Mais je l’ai découvert dans la vidéo de Audrey du Souffle des mots où elle laissait la parole à ses abandonnés et Amélie, de De Poudlard à Anima m’a beaucoup trop donné envie. Quand je l’ai vu au CDI, j’ai sauté de joie !


L’univers narratif était incroyablement riche, très intéressant et dans lequel je suis entrée très rapidement. Les petites notes, la narration et les dialogues eux-même m’apportaient des réponses, ne laissant que très peu de flous, pour le suspens quand même. 


L’univers pictural était lui aussi incroyablement riche. Riche sera le mot de cette chronique. Le côté oriental des dessins était dépaysant, agréable. Les dessins était très minutieux, je n’ai pas trouvé ce côté des manga que j’imaginais, un peu niais, enfantin ou avec des filles aux formes trop prononcées et peu de tissu (je n’ai lu que 2 autres manga dans ma vie : Chi, une vie de chat, et le tome 1 de Fairy tail). Au contraire, ils étaient très fins, ciselés, comme une BD. Le seul défaut que j’ai trouvé aux illustrations est la ressemblance des quatre Kahunas. Je les confondais sans cesse, revenant régulièrement à la planche descriptive de chaque fille. Cependant, je me dit que peut-être est-ce fait exprès, avec un univers si riche, peut-être y a-t-il un secret derrière cette ressemblance, et qu’il faut attendre avec de le découvrir.


J’ai beaucoup aimé le fil rouge du héros du roman, cette plongé incessante dans l’imaginaire et cette certitude du protagoniste qu’un jour, un héros, comme il en existe dans les livres, l’emmènerait vivre une vie d’aventures. 

Les paroles de la Kahuna étaient très sages, j’aimerais y croire : c’est en se comportant comme un héros, avec bravoure et courage, que l’on devient un héros brave et courageux.



Ces dessins entre Mille et une nuits et heroic fantasy, cette soif d’aventure du petit garçon, ce mystère sur la grande bibliothèque, et cet éloge (c’est un mot masculin, vous le saviez vous ?!) de la lecture m’ont totalement conquise. Ce fut un coup de coeur, et j’ai vraiment hâte de lire la suite. Vivement Noël ou que les bibliothèque ré-ouvrent ! 

dimanche 22 novembre 2020

Gorilla Girl, de Anne Schmauch



titre : Gorilla Girl
autrice : Anne Schmauch
édition : Sarbacane
collection : Exprim'
nombre de pages : 208
parution : octobre 2020
coût : 16€






4ème de couverture 

Je m’appelle Léone, je suis faite pour le rugissement.
J’ignore quelle grognasse de fée s’est penchée sur mon berceau il y a 21 ans, mais j’ai un talent certain pour la baston. Le problème quand tu es une meuf et que tu as le coup de poing facile, c’est que, niveau mecs, tu es condamnée au supplice de Tantale.
Ma mère pense que je vais droit dans le mur, avec mes conneries – en même temps, elle est flic… alors forcément, on a deux trois divergences de vue. Et puis c’est complètement faux ! Ma vie est pleine de projets sérieux : faire la fête avec mes amis, recouvrir Paris de graffs anarchistes, draguer avec la finesse d’un char d’assaut, renverser le patriarcat, soigner mon look de leadeuse d’un groupe punk…
De toute façon, je suis sûre que si je fonce assez fort dans le mur, j’arriverai à passer au travers. Et qui sait ce qu’on trouve, de l’autre côté… L’amour ?
Mouais. L’amour, c’est comme les grenades dedésencerclement : ça finit toujours par t’exploser à la figure.


Avis 

J’ai mis du temps à écrire cette chronique. Je voulais qu’elle soit à la hauteur de Gorilla Girl, avec une véritable analyse, pas que mon ressenti, des questionnements sur la société actuelle etc… Je voulais faire des recherches, je ne trouvais pas le temps et au final, je me retrouve là à me dire que parce que je n’arrive pas à parler d’un livre de façon objective et « khâgneuse » je n’en parle pas du tout. Et ce n’est pas ce que je veux, car j’ai adoré ce livre. Donc, je laisse tomber mon idée de « chronique intellectuelle sérieuse » je laisse place à ce que je ressens, à ce que je sais déjà. Et ça suffira bien n’est-ce pas ?



« Prudence, c’est pas le mot le plus chiant de la langue française ? Celui qui fait que tu passes à côté des trucs les plus excitants de l’existence ? »



J’ai aimé Léone, cette héroïne de 22 ans qui change de l’ordinaire. Elle a ses convictions et se bat pour elles. Elle tient un group de punk rock avec deux amies, et j’ai aimé cet artivisme que je connaissais peu, ce fond de musique, comme un autre fil rouge rythmant le roman. Léone est passionnée, parfois irréfléchie, mais elle évolue, n’est pas tant coincée que ça dans le carcan « les flics, c’est les méchants ». J’ai aimé que l’héroïne ne soit pas une fille modèle qui découvre quelque chose, mais au contraire, une jeune femme qui dès le début a un avis tranché sur les choses.


Son cercle d’amis est bien éclectique. Une philosophe, une artiste, une biologiste, un plongeur… J’ai aimé cette diversité d’études, qui me rappelle Dans le désordre de Marion Brunetk, ce coup de coeur de 2016 : des envies de changer le monde, un squat, des manif, une histoire d’amour… Dans Gorilla Girl, il y a l’idée qu’une envie de changement peut venir de personnalités différentes et qui se complètent et s’enrichissent. De plus, et à titre personnel, je trouve que les études nous permettent d’avoir différentes approches. Et puis, ils ont tous des points de vue différents, chacun avait envie de manifester d’une façon, et ils s’écoutaient les uns les autres. J’ai apprécié aussi que les héroïnes aient une vision pacifiste et artiviste des manifestations. Pas besoin de violence physique pour faire passer des messages.


J’ai adoré le personnage de la mère, cette mère sans aucune douceur apparente, véritable bulldozer du quotidien mais qui veut le meilleur pour ses enfants. Elle forme un drôle de couple avec Ball-Trap. Ils sont tous les deux policiers mais ont des caractères très différents. J’ai trouvé intéressant de découvrir aussi le côté traumatisant de ce métier. Quant à Roland, le frère de Léone, il est CRS. Il ne symbolise pas le mauvais rôle du CRS que voudrait lui donner Léone mais plutôt une tête à claques comme n’importe quel frère.


L’histoire était addictive, je crois que je l’ai lu en un weekend. La narration de Léone me prenait totalement. J’ai aimé son franc-parler, j’ai aimé les discussions des filles, notamment sur la sexualité dont elles parlaient très librement, ce qui aujourd’hui participe à la prise de conscience du plaisir féminin.


Mes deux petites déceptions ? L’histoire d’amour, que je trouvais trop présente, trop… je ne sais pas, de trop. (J’ai appris après ma lecture que Gorilla Girl est classé comédie romantique sur fond de manifestations et revendications. Mais quand même, j’aurais aimé une moins grosse part de romance) Et l’histoire avec l’homme squelette, un peu trop rocambolesque pour moi, un peu trop incrédule.


Et mes études là-dedans, elles peuvent ajouter quelque chose ?


Un exposé avait été fait sur les Pussy Riot dans mon cours de russe au lycée ; on étudiait les figures qui protestaient contre le président Poutine et sa politique. C’est un groupe de punk rock féministe russe, créé en 2011 notamment en réponse aux propos misogynes, homophobes et sexistes du père Dmitry Smirnov. L’arrestation de deux de ces membres dont Léone fait mention a eu lieu en 2012. Elle ont été arrêtées pour « hooliganisme » à cause d’une intervention dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, intervention décrétée comme étant « motivée par la haine religieuse ». L’organisation internationale de défense des droits de l’homme, Amnesty International, les a reconnues comme des prisonnières d’opinion. 

(je sais, j’ai dit que je ne ferai pas de recherche, mais ça, c’était rapide ; 

source, la page wikipedia russe des Pussy Riot  : https://ru.wikipedia.org/wiki/Pussy_Riot)



Breeeef, tout ça pour dire : lisez-le ! Du féminisme, de l'artivisme, des revendications, de l'amitiés et même de l'amour ! Y'a de tout, un énorme coup de coeur 

mercredi 18 novembre 2020

Premières lignes : Broadway, de Fabrice Caro

Premières lignes est un rendez-vous créé par Aurélia du blog Ma Lecturothèque. Il s'agit de vous faire découvrir un livre en vous mettant ses premières lignes. Simple non ?
J'ai trouvé le principe plutôt sympa, donc quand l'envie m'en prendra, pourquoi ne pas le faire?

Ce genre d'article est pour moi l'occasion de vous partager certaines de mes lectures sur lesquelles j'aurais du mal à disserter longtemps ou des écritures qui m'ont particulièrement touchée, reconnaissables des les premières lignes.


                       Broadway, de Fabrice Caro
Editions Gallimard, collection Sygne, 2020, 
194 pages, 18€



Le 20 juillet 1988, quand était arrivée la lettre de Sandrine Cazes alors en vacances à Juan-les-Pins et que j’avais rencontrée une semaine auparavant dans un bal de village, je l’avais saisie d’une main trem- blante (en réalité, elle était d’abord passée par les mains de ma mère, c’est elle qui allait au courrier,C’est pour toi, avait-elle déclaré d’un ton solennel, suscitant chez moi un sentiment mêlé de honte et d’excitation), je m’étais réfugié dans ma chambre pour l’ouvrir en toute tranquillité et j’avais découvert une carte postale d’une vue de Juan-les-Pins accom- pagnée d’une longue lettre d’une écriture tout en rondeur, à l’encre bleue sur du papier parfumé. Sandrine Cazes évoquait notre rencontre, parlait de ses vacances, de son petit frère insupportable, puis soudainement, au milieu d’une phrase sur la tempé- rature de l’eau, entre parenthèses, surgissait un (pile là à la radio, « ... fermer les volets et ne plus changer l’eau des fleurs...», qui me fait douloureusement pen- ser à toi). Au bas de la lettre, une trace de baiser au rouge à lèvres barrait en diagonale les trois dernières lignes, et cette bouche m’avait littéralement fait fondre. Ce devait être la toute première lettre m’étant adressée personnellement et j’avais cru alors que le courrier serait toujours synonyme de cœur qui bat, de ventre qui vibre, de fragments d’extases et de ciels sans fin.
    Trente ans plus tard, ellipse, je tiens dans ma main une enveloppe plastifiée bleue au bas de laquelle est inscrit : Programme national de dépistage du cancer colorectal.

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Certes, ce sont des premières lignes un peu longues. Mais je voulais vous montrer cette plume si particulière. Ce que j'ai aimé dans Broadway, c'est l'écriture bourrée d'humour de l'auteur. Un humour d'autodérision, décalé, jubilatoire. Fabrice Caro jubile en écrivant Broadway, il ne peut en être autrement. 

Axel, 46 ans, reçoit une enveloppe "bleu Juan-les-Pins" pour un test de dépistage colorectal. Et cette enveloppe, comme l'idée du discours dans Le Discours, est un motif récurrent. Elle chamboule tout, elle est prétexte à tout, elle crée le fantasme d'une vie à Buenos Aires, elle est tout. Et c'est tordant de le voir se casser la tête sur cette enveloppe ridicule, en faire une montagne pas possible, on ne comprend pas. Je suis à des kilomètres de ses préoccupations, et je me suis pliée de rire. On passe du coq à l'âne, aucune explication, on est entièrement dans sa tête, sans aucun filtre, ponctuation virevoltante. Parfois, ça surprend, parfois, on accroche moins, et revenir dedans, reprendre le livre est plus long. Mais c'est tellement drôle, unique. C'est absurde, "doux-amer" écrit Le Monde, une dose de bonne humeur détonnante qui fait un bien fou aux zygomatiques.

lundi 16 novembre 2020

C'est lundi, que lisez-vous ?

 Quésako ?

 

Ca fait bien longtemps que ce rendez-vous n'a été vu sur ce blog... 
C'est lundi, que lisez-vous reprend "It's Monday, what are you reading ?" du blog One person's journey through a world of books. Au départ, le récapitulatif des liens français se faisait sur le blog de Galleane, puis, c'est le blog I Believe in Pixie Dust qui a repris le flambeau 
Le but de ce rendez-vous hebdomadaire, c'est de faire un petit bilan de sa semaine : 
Qu'avez-vous lu ?
Que lisez-vous maintenant ?
Que lirez-vous ensuite ?

Mes lectures (et autres) de la semaine passée 


Livres
  • Mon Faust, "Lust", de Paul Valéry pour mon cours de lettres modernes. Largement préféré au Faust de Goethe, j'ai beaucoup aimé l'écriture.
  • Magus of the Library tome 1, de Mitsu Izumi. J'ai eu envie de retester les mangas, et j'ai adoré celui-là ! Les dessins sont suberbement travaillés, l'univers incroyablement fourni...
Et c'est tout, ça fait peu, mais je n'avance pas dans ma lecture en cours...

Films
  • A Cinderella Story 2
  • A Cinderella Story 3
  • A Cinderella Story 4
  • A Cinderella Story 5
Période de stress samedi, avec déni, coup de l'autruche et visionnage de films pas forcément top pour la je ne sais combientième fois...

Episodes de séries 
  • Charmed, saison 3, puis les premiers épisodes de la saison 4. Je n'y peux rien, cette série me fait du bien, alors j'en abuse
  • H2o, revisionnage de la saison 2, toujours pareil, retour dans l'enfance, déni, autruche...
  • Austin et Ally, là, ça craint vraiment de revenir aux séries Disney Channel ...

Autre
  • émission Entendez-vous l'Echo ? : Les Mécanismes des Inégalités, épisode 1
  • ballet (replay de l'Opéra Garnier) : Créer aujourd'hui, c'était magnifique, j'ai adoré.



Ma lecture du moment 

  • Broadway, de Fabrice Caro. J'avais adoré Le Discours, j'aime beaucoup Broadway aussi mais j'avance terriblement lentement (vous avez remarqué que je mets des adverbes partout ? pourquoi je fais ca ?) 


Mes prochaines lectures 

  • Le Manteau, de Gogol. Je vais le travailler en version de russe, et j'aimerais bien le relire avant en français, je ne m'en souviens pas très bien
  • Elle a menti pour les ailes, de Francesca Serra
      

Les articles de la semaine et ceux à venir 

Mon objectif et de publier les chroniques de 
  • Gorilla Girl, de Anne Schmauch, une véritable bombe
  • Magus of the Library, de Mitsu Izumi, un coup de coeur 

Et vous, que lisez-vous ?
Je vous souhaite une bonne semaine :)

mercredi 4 novembre 2020

Premières lignes : Blog, de Jean-Philippe Blondel

Premières lignes est un rendez-vous créé par Aurélia du blog Ma Lecturothèque. Il s'agit de vous faire découvrir un livre en vous mettant ses premières lignes. Simple non ?
J'ai trouvé le principe plutôt sympa, donc quand l'envie m'en prendra, pourquoi ne pas le faire?

Ce genre d'article est pour moi l'occasion de vous partager certaines de mes lectures sur lesquelles j'aurais du mal à disserter longtemps ou des écritures qui m'ont particulièrement touchée, reconnaissables des les premières lignes.


  

Blog de Jean-Philippe Blondel
éditions Actes Sud Junior, sorti en 2010, 120 pages

PUTAIN DE MERDE

Je sais, ça choque et surtout, ça manque d’élégance. Je devrais plutôt commencer le récit par des jolies phrases, des paragraphes bien tournés, en utilisant des termes éloquents et variés. Simplement, je n’y parviens pas. Cela fait une heure que les faits tournent dans ma tête, on dirait des corbeaux dans un clocher, ils croassent, ils descendent en piqué et remontent en flèche - je suis épuisé. Et retourné. Tout est sans dessus dessous. Je n’arrive plus à penser droit, et les mots me fuient. Ce qui me reste, c’est la stupeur, la colère et cette expression qui les résume : putain de merde.


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J’aime beaucoup les livres de Jean-Philippe Blondel dans la collection Acte Sud Junior. J’aime beaucoup son écriture par à coups, que je ressens dans tout mon être. 


Blog, c’est l’histoire d’un père qui lit le blog personnel de son fils. Violation de son intimité. C’est l’histoire d’un fils qui plonge dans le passé de son père. Mélange de générations, d’écriture. 


Petit à petit, une nouvelle relation entre le fils et son père se crée, sans passer par la parole. Cette relation est particulière, elle est comme à sens unique. Le protagoniste lit les vieux écrits de son père, il apprend beaucoup de chose, l’image qu’il avait de son père change, le change lui aussi, mais il ne lui parle toujours pas. 

La découverte de la jeunesse de son père lui donne envie de vivre, de créer quelque chose, de ne surtout pas oublier les gens, les moments… J’ai trouvé ça très beau.



J’ai aimé cette relation qui se crée à travers les écrits, ce passé du père  qui influence le présent du fils. Et la fin, elle est belle la fin, pas comme une fin de contes de fée, plutôt comme un moment de la vie, un de ceux qui te font sourire.

lundi 2 novembre 2020

Bilan de septembre et octobre 2020, qu'ai-je fait depuis la rentrée ?

Hello !

Je devais poster ce bilan hier, mais j'ai fait une indigestion à toute activité

Salut salut ! 

Aujourd'hui (du coup, moitié lundi, moitié dimanche) je vous retrouve pour un petit bilan, un peu de blabla, bref, beaucoup d'écriture et d'encre tapée pour pas grand chose hahaha

En septembre (le 1er, on vous a copié les Russes) je suis entrée en khâgne, c'est-à-dire en deuxième année de prépa littéraire. Je vais être honnête, j'y suis clairement allée à reculons, la simple pensée de la rentrée me mettait dans un état que je n'avais jamais connu. Il faut s'avoir que l'an dernier, j'étais prête à abandonner, mais le confinement m'a permis de me reposer, de me recentrer, et de me remotiver, j'avais donc signer pour une deuxième année, des projets et de nouvelles résolutions pleins la tête. Cet été, j'ai peu travaillé, j'ai lu, lu, lu pour le plaisir (vous vous rendez compte que j'ai pris l'habitude de préciser "pour le plaisir" ?!), j'ai repris les services presse, j'ai remis mon blog à jour, écrit des chroniques... et j'ai adoré ça ! Ca m'avait tellement manqué. La rentrée arrivant, je n'arrivais plus à penser à autre chose qu'à "il y a tellement de choses que je vais plus pouvoir faire". J'ai eu beaucoup de mal à me mettre au travail, j'ai toujours du mal, alors qu'avant j'aimais ça, je trouve ça dur, et l'impression que tout le monde comprend les cours sauf moi me fait me sentir nulle (je me doute que je ne suis pas la seule à galérer, mais parfois, la prépa c'est genre "je suis au fond du trou, mais je fais comme ci"). Ma technique à moi fut donc de faire l'autruche. J'ai re regardé des séries de quand j'étais petites, j'ai lu des livres ado que j'aimais pas mais je m'y plongeais tellement, je lisais pendant des heures, et la nuit même, je déconnectais complètement. Résultat ? Ce bilan est à peu près aussi chargé que celui de cet été, ce n'est pas trop normal. Etant en CPGE, mes cours continuent au lycée, nous sommes donc près de 50 dans une petite classe avec des masques. J'ai du mal à me positionner sur le débat juste ou pas juste par rapport entre CPGE, BTS et universités... Dans tous les cas, je vous souhaite bon courage pour les cours à distance, le télétravail, et tout simplement, ce nouveau confinement. 
BREEEEF si vous êtes arrivés jusqu'ici, c'est que vous êtes bien courageux ! Je me tais, et je laisse les listes parler 😉

 Mes lectures 

  • Âge tendre, un gros roman YA de Clémentine Beauvais que j'ai beaucoup aimé
  • Britannicus, une pièce de Racine que j'ai relu pour mon cours de lettres, j'adore Racine...
  • La Quête d'Ewilan tome 1, un roman de Pierre Bottero que j'avais adoré quand j'étais petite
  • Comment j'ai changé ma soeur en huitre (et une huitre en ma soeur), un pépix amusant de Emilie Chazerand
  • La Quête d'Ewilan tome 2, j'ai adoré les relire, il faudrait que je continue...
  • Toute la saga Vampire Academy (6 tomes), j'ai apprécié les 3 premiers, puis l'histoire a pris un tour qui ne m'a pas trop plu
  • La Vie princière, de Marc Pautrel, une écriture juste sublime, coup de coeur
  • Le Journal de Bridget Jones, de Helen Fielding, très amusant
  • Rouge Rubis, de Kirsten Gier que j'ai relu pour la je ne sais combientième fois
  • Le Danger de l'histoire unique, un discours de Chimamanda Ngazi Adichie très intéressant
  • Les Caprices de Marianne, une courte pièce d'Alfred de Musset, très agréable
  • Opération pantalon, un roman jeunesse de Cat Clarke qui aborde des thèmes peu représentés dans la littérature jeunesse 
  • Blog, de Jean-Philippe Blondel dont j'aime beaucoup la plume
  • Le Médecin malgré lui, de Molière, j'ai beaucoup ris en relisant cette pièce
  • Le Journal de Gurty : j'appelle pas ça des vacances ! de Bertrand Santini, un pépix adorable 
  • Gorilla Girl, de Anne Schmauch, un véritable coup de coeur 
  • la trilogie de La Sélection de Kiera Cass que j'ai relu hier car incapable de me mettre au travail 
23 livres en deux mois
2 gros coups de coeurs 
11 relectures 

Vous avez dit séries ?

  • J'ai re-regardé la série Lois et Clark : les nouvelles aventures de Superman (4 saisons), une vieille série que j'aimais bien quand j'étais petite, que j'aime toujours
  • On a fini la saison 3 et commencé la saison 4 de Peaky Blinders avec mon amoureux 
  • J'ai regardé quelques épisodes de la saison 3 de Charmed, encore et toujours
  • j'ai voulu recommencer Desperate Housewives, je m'étais arrêtée milieu saison 1 mais je n'ai pas trop accroché...
5 saisons entières

Pas de cinéma, mais quand même des séances télé

  • J'ai re-regardé Vampire Academy, ce qui m'a donné envie de lire les livres
  • Flashdance, un peu déçue par l'histoire d'amour que je trouvais trop présente, j'aurais aimé plus de danse
  • Enola Holmes, je lisais les livres quand j'étais petite, j'ai adoré l'adaptation !
  • Joker, de Todd Philips, un personnage avec qui j'ai eu du mal (il me fichait la trouille) mais des images époustouflantes 
  • Tenue de soirée de Bertrand Blier, sympathique 
  • The kissing booth, je ne m'en lasse pas
  • Princes et princesses, de Michel Ocelot, des dessins magnifiques 
  • Star Wars i : La menace fantôme, de George Lucas, oui, je ne l'avais toujours pas vu
  • Rebecca, un films Netflix assez déroutant 
  • Le Geek charmant, quand je n'arrive pas à travailler, je revoit des films Disney ^^'
  • Once upon a time ... in Hollywood, de Tarentino, très déroutant aussi, je ne m'attendais pas à ça
11 films
4 re visionnages

Quoi de neuf dans ma bibliothèque ?

  • Le Journal de Gurty : j'appelle pas ça des vacances ! de Bertrand Santini (merci aux éditions Sarbacane)
  • Gorilla Girl, de Anne Schmauch (merci aux éditions Sarbacane)
  • Elle a menti pour les ailes de Francesca Serra (+ découvertes d'une nouvelle librairie : La Librairie des Chartrons )
  • et après je sais plus.... Tiens, c'est vrai que je ne note pas mes acquisitions, pourquoi ?

Et sur le blog ?



Et voilà ! Ce bilan est fini ! 
Vous avez passé de bons mois ? Votre rythme de lecture change-t-il drastiquement pendant vos cours/travail ? Vos lectures en elles-mêmes sont-elles différentes ?
Je vous souhaite un bon mois de novembre, 
et surtout, bon courage pour cette période 💕

jeudi 29 octobre 2020

Un livre à travers des citations : Le Journal de Gurty : J'appelle pas ça des vacances ! de Bertrand Santini


titre : Le Journal de Gurty

tome 8 : J'appelle pas ça des vacances ! 

auteur : Bertrand Santini 

édition : Sarbacane

collection : Pépix

nombre de pages : 176

parution : 4 novembre 2020 (on espère)

coût : 10,90€





4ème de couverture : 


Après avoir livré bataille à des des chats, des rats, des enfants… Gurty va devoir combattre un ennemi plus sinistre encore… L’AMOUR ! 

Dans le train qui conduit Gurty et Gaspard en Provence, ce dernier retrouve par hasard son ancienne fiancée, Myrtille, l’ennemie jurée de Gurty ! Lorsque Myrtille trouve le moyen de s’incruster dans leur maison de campagne, les vacances de Gurty promettent d’être agitées… La guerre entre Myrtille et Gurty est déclarée.

Sous son apparente gentillesse, Myrtille dissimule un caractère jaloux et sournois, dont Gurty est la seule témoin. L’imagination de la fiancée diabolique est sans limite pour semer la zizanie entre Gurty, son humain et tous ses amis. La confrontation s’achèvera dans un feu d’artifice final, au propre comme au figuré, où le vrai visage de Myrtille sera révélé aux yeux de tous.


Avis : 


Merci aux éditions Sarbacane pour cet envoi :)


Raaaalalaaaa Gurtyyyyy. J’étais tellement heureuse et impatiente de le tenir dans mes mains ! Je pense que vous connaissez mon amour pour cette petite chienne adorable. Sauf que, à force, je finis par me répéter, alors je vais vous donner des preuves que ces petits livres sont la mignonnitude incarnée !


Gurty adore les vacances, et c’est génial car elle nous fait voyager. Bon, là, j’étais en vacances, mais quand je les lis en cours, j’ai quand même l’impression d’être en vacances. 


Breeef, cette fois-ci encore, Gurty part avec son humain en Provence mais; dans le train, ils rencontrent Myrtille. Myrtille c’est qui ? C’était l’amoureuse de Gaspard dans le tome 2, Gurty, Parée pour l’hiver, et elle et Gurty se détestaient ! Gurty était jalouse, et Myrtille voulait s’en débarrasser. Gaspard l’avait alors quittée, mais la rencontre dans le train pourrait faire renaitre des sentiments, au grand damne de Gurty…


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J’ai trouvé ce tome encore plus amusant que les précédents, si c’est possible. Gurty est si cynique (c’est le cas de le dire hahaha) envers les humains, mais d’un cynisme gentil


L’intelligence humaine étant proportionnelle à son odorat - quasi nul - (…)


- Au revoir petite boule de poils ! 

J’ai HORREUR qu’on m’appelle comme ça. 

Ca lui plairait, elle, qu’on l’appelle « petite boule de chair » ?


Le problème quand on est amoureux, c’est que le coeur bat tellement fort qu’il aspire tout le sang comme un vampire, du coup, il n’y en a plus pour le cerveau, et c’est pour ça que les amoureux sont débiles. 


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Elle renverse les codes entre humains et animaux


 BEURK

Moi, j’aime pas que des fiancées dorment dans mon lit. Je trouve que c’est pas hygiénique, car ensuite, lorsque je vais faire la sieste, je risque d’attraper leurs microbes.


Mon humain est mal placé pour critiquer l’endroit où je fais mes crottes, vu que lui, il fait caca DANS la maison !


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Gurty a aussi une haute estime d’elle même, les chiens étant supérieurs aux humains


Alors, puisque c’était comme ça, je me suis mise en grève.

Je suis allée m’asseoir dans un coin et j’ai refusé de jouer, rire, faire des câlins et répandre l’amour et la joie partout dans la maisonnée comme je le fais d’ordinaire. 


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L’écriture de l’auteur (qui est Gurty, tout le monde le sait hein) est légère, naïve comme celle d’un enfant.


Elle a disparue dans un trou de vase, et je ne l’ai plus jamais revue de toute ma vie, pendant au moins trois secondes. 


Les dessins animés, c’est que des mensonges ! Dans la réalité, l’amour, c’est comme quand tu manges des cookies : sur le moment, t’es content, mais le lendemain, tu te réveilles avec la colique.

(…)

Je refuse de croire que l’amour puisse rendre diabolique, car ça voudrait dire que les dessins animés racontent des mensonges, et ça, je peux pas l’entendre, car ça ne m’arrange pas.


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Mais le fond est sérieux, important et poétique.



- Exact ! Avoue qu’il y a de quoi être déprimée !

- Oui, mais fela dit, f’est fuper en un fenf ! 

- Et pourquoi donc, s’il-te-plait ?

- Parfe que tu adores être heureuse ! Feulement, fi on ne connait jamais la frifteffe de temps en temps, comment favoir que l’on est heureux ? 



Myrtille et Gaspard n’arrêtaient pas de rire et de dire que j’étais belle, et mon coeur brillait comme un feu d’artifice dont chaque étincelle resterait gravée dans la voute des cieux.


Moralité : deux papas ou deux mamans, ce sont des parents comme les autres, et la preuve, c’est qu’ils sont capables de se gâcher la vie en ayant des bébés, comme n’importe qui.


Ma conclusion était simple : selon qui vous aimez, l’amour ça peut être nul ou bien super. 



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Voilà pourquoi il faut lire Gurty, que l’on soit petit ou grand. Parce que Le Journal de Gurty, c’est de l’humour, de la mignonnitude, c’est un concentré de sourire. Et en ce moment, c'est l'idéal...