Menu Horizontal


Affichage des articles dont le libellé est voyage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est voyage. Afficher tous les articles

samedi 10 septembre 2022

J'ai égaré la Lune, de Erwan Ji


Titre : J'ai égaré la lune
tome 2
Auteur : Erwan Ji
Edition : Nathan
Nombre de pages : 464
Parution : 15/03/2018
Coût : 16,95€










4ème de couverture : 

Quand j'étais petite, j'imaginais ma vie à vingt ans. J'irais à la fac à New York, je partagerais une petite chambre avec une coloc râleuse, et mon copain m'appellerait "chérie". Je viens d'avoir vingt ans. Je vais à la fac à Tokyo, je partage une grande maison avec six colocs géniaux, et ma copine m'appelle "ma petite otarie". Alors oui, je suis peut-être pas très forte en imagination de vie. Mais tu sais quoi ? C'est pas grave. La vie, c'est comme une blague. C'est plus rigolo quand t'as pas deviné la fin.

Mon avis :

 Je me souviens avoir adoré J’ai avalé un arc-en-ciel que j’avais découvert par hasard dans mon CDI en seconde ou en première ; je l’avais même lu deux fois ! Quand J’ai égaré la Lune est sorti, j’ai hésité à le lire, j’avais peur d’être déçue. J’ai attendu longtemps et je n’ai pas pu m’empêcher de l’emprunter à la bibliothèque. Et qu’est-ce que j’ai aimé ! 

Puce et Aiden, toujours ensemble, entame leur deuxième année d’études post-bac et pour cela, elles s’envolent au Japon ! Malheureusement, Aiden a une proposition de stage à Los Angeles qu’elle ne peut refuser, et Puce se retrouve seule à Tokyo.

J’ai adoré découvrir ce pays à travers ses yeux. J’aime sa façon de penser en deux langues : français et anglais, de comparer les expressions et les habitudes des Tokyoïtes. J’étais complètement dépaysée, ce voyage me faisait un bien fou moi qui suis coincée dans ma clinique. 

Les lettres arc-en-ciel d’Aiden en français étaient magnifiques. C’était tellement beau de découvrir des bribes de leur histoire à travers ce français bancal mais aimant. 

J’aime toujours le style d’Erwan Ji, le blog de Puce, comme un journal intime, est entrainant, fluide. On a accès à ses pensées, aux évènements, parfois avec du recule, aux anecdotes…

Puce m’a encore une fois fait tombée sous son charme. Rigolote, spontanée, maladroite, elle se remet en question et veut le Vivre, le grand Vivre, elle ne veut plus attendre et veut tout découvrir. J’ai aimé ce côté de sa personnalité. 

Avec J’ai égaré la Lune, j’ai retrouver le goût de vivre, le Vivre que cherche Puce. J’ai tout ressenti avec elle, ses peurs, ses joies, ses doutes. Je vivais avec elle, dans sa colocation japonaise. Grande colocation d’ailleurs puisqu’ils étaient 6 et tous d’origines différentes. Ca apportait beaucoup de diversité culturelle au roman, et Erwan Ji n’a pas lésiné sur les informations japonaises sans pour autant nous écrouler dessous.

Cette lecture était parfaite. Je ne sais si c’est le contexte dans lequel je l’ai lue, mais je n’ai rien à redire dessus. Elle aborde de multiples thèmes : le voyages, la découverte, les relations à distance, la colocation, la maladie, « l’analphabétisme de luxe ». Mais surtout, et je ne le répèterai jamais assez, Puce, tu m’as donné envie de Vivre.

mercredi 8 septembre 2021

Il est grand temps de rallumer les étoiles, de Virginie Grimaldi


Titre : Il est grand temps de rallumer les étoiles
Autrice : Virginie Grimaldi
Edition : Fayard
Parution : 02/05/2018
Nombre de pages : 396
Coût : 18,50 €






4ème de couverture : 

Anna, 37 ans, croule sous le travail et les relances des huissiers.
Ses filles, elle ne fait que les croiser au petit déjeuner. Sa vie défile, et elle l’observe depuis la bulle dans laquelle elle s’est enfermée.
À 17 ans, Chloé a des rêves plein la tête mais a choisi d’y renoncer pour aider sa mère. Elle cherche de l’affection auprès des garçons, mais cela ne dure jamais. Comme le carrosse de Cendrillon, ils se transforment après l’amour.
Lily, du haut de ses 12 ans, n’aime pas trop les gens. Elle préfère son rat, à qui elle a donné le nom de son père, parce qu’il a quitté le navire.
Le jour où elle apprend que ses filles vont mal, Anna prend une décision folle : elle les embarque pour un périple en camping-car, direction la Scandinavie. Si on ne peut revenir en arrière, on peut choisir un autre chemin.

Avis : 

 J’ai lu peu de livres de Virginie Grimaldi, mais je ne sais pas pourquoi, ma tête les associe aux vacances. Un entrelacs de vies, une place importante pour la famille, une fin agréable, bref, une explosion de vie.

J’ai passé un très bon moment avec Il est grand temps de rallumer les étoiles. Anna, mère de Chloé 17 ans et Lily 12 ans, se retrouve dépassée. Au chômage alors qu’elle n’a pas de compétence particulière, croulant sous les dettes, elle se rend compte que ses filles vont mal. Alors ni une ni deux, elle les embarque dans un road trip vers la Scandinavie.


" Les parents sont des funambules. On marche sur un fil tendu entre le trop et le pas assez, un colis fragile entre les mains.
Il faut être attentif, mais ne pas laisser croire à notre enfant qu'il est le centre du monde; il faut lui faire plaisir sans qu'il devienne blasé; il faut équilibrer son alimentation sans le priver; il faut lui donner confiance, mais qu'il reste humble; il faut lui apprendre à être gentil, mais à ne pas se laisser faire; il faut lui expliquer les choses, mais pas se justifier; il faut qu'il se dépense et qu'il se repose; il faut qu'il apprenne à aimer les animaux, mais à s'en méfier; il faut jouer avec lui et le laisser s'ennuyer; il faut lui apprendre l'autonomie tout en étant présent; il faut être tolérant mais pas laxiste; il faut être ferme mais pas rude; il faut lui demander son avis, mais pas le laisser décider de tout; il faut lui dire la vérité sans atteindre son innocence; il faut l'aimer sans l'étouffer; il faut le protéger, mais pas l'enfermer; il faut lui tenir la main tout en le laissant s'éloigner." 

En ce moment, nombres de mes lectures utilisent l’alternance de point de vue. Ici, nous avons Anna qui narre, Chloé qui raconte sa vie sur son blog Les Chroniques de Chloé et Lily qui raconte la sienne dans son journal Marcel. Trois voix, trois façons de raconter. 


J’ai adoré lire Lily, ses expressions rigolotes m’ont bien amusée, ses PS à la fin de chaque page, le « Cher Marcel »… Elle avait un mélange de maturité et d’innocence impressionnant. Elle me faisait rire, j’avais envie de la protéger. J'ai aussi beaucoup aimé sa relation avec Noé, une véritable leçon sur l'amitié et la tolérance.


Je me suis beaucoup identifiée à Anna. Anna et ses attaques de panique qu’elle narrait avec une justesse incroyable. La peur de la peur, c’est exactement ça, les deux cerveaux qui se battent, le sentiment merveilleux d’avoir surmonté cela. 


« En réalité, je n’ai pas peur de tomber en panne ou d’être cambriolée. Je crains de faire une attaque de panique et de ne pas réussir à la gérer. Je redoute de perdre connaissance et que mes filles se retrouvent seules. Je suis terrorisée à l’idée de ressentir ces symptômes terribles, les symptômes de la peur. En fait, j’ai pas peur d’avoir peur. J’ai peur de moi. »


Lire ces mots m’a fait à la fois replonger dans mes crises et m’en a sortie. Je me suis sentie faible puis plus forte, grandie. J’ai lu le mal que ressentait Anna, comment elle vivait avec ça et comment ses filles vivaient en spectatrices de ces attaques. J’ai aimé que cela soit abordé par petites touches, avec humour et justesse. 


Je me suis aussi identifiée à Chloé. Hypersensible, en décalage avec le monde et pourtant vivant le monde si intensément. Contrairement à plusieurs héroïnes décalées, Chloé ne cherche pas à renforcer ce fossé avec de la provocation, elle cherche à s’adapter. Et elle souffre de cette différence. Elle a un côté naïf, son désir d’être aimée est si beau, si enfantin, si douloureux aussi d’une certaine façon car trop peu de personnes peuvent combler un besoin d’amour si grand. 


« On venait de se faire mettre KO par la beauté du monde. »


Assise dans le train, j’ai voyagé avec Il est grand temps de rallumer les étoiles. J’ai découvert des paysages magnifiques, des personnages chaleureux. J'ai beaucoup apprécié les autres camping-caristes, petites touches de vies, d'humour, de troubles, de remises en question. Mention spéciale aux deux petits papis. Bref, je faisais partie du road trip, et j’aime entrer dans ma lecture de cette façon. Je me suis sentie proche de la nature, comme si Virginie Grimaldi m’ouvrait les yeux à travers ceux de Chloé, Anna et Lily. Les descriptions des paysages et l’émerveillement des filles étaient beau à lire. Ca et voir cette famille se ressouder doucement. 


Virginie Grimaldi offre une très belle leçon de vie à ces personnages, et à nous aussi par la même occasion, ajoutant humour et émotions. Je suis étonnée d’avoir autant apprécié ma lecture. En y repensant, un sentiment d’apaisement me vient, je revois les magnifiques paysages que les filles ont traversé. Une petite déception peut-être concernant Julien, mais c’est vraiment pour chercher la petite bête. 


Un roman feel good plein d'amour et de beauté qui donne envie de croquer la vie à pleines dents avec les gens qu'on aime. Une lecture fraiche, vivante qui fait du bien. 


« J’ai l’impression que nous sommes tous à bord d’un bus qui avance inexorablement vers une destination commune. On s’y croise, on s’y perd, on s’y accompagne parfois. Certains en descendent avant le terminus. On ne peut pas le freiner, on ne peut pas l’arrêter quelques instants, on peut juste faire en sorte de s’y sentir le mieux possible.

(…)

Mais je devine déjà l’intersection. Elle approche de plus en plus vite. Chloé va changer de siège. Lily aussi un jour. »



Avertissements : 
(surligner pour voir, cela peut potentiellement divulguer l'intrigue)

violences conjugales -  attaques de panique

dimanche 16 août 2020

Premières lignes : Croire au merveilleux de Christophe Ono-dit-Biot

Premières lignes est un rendez-vous créé par Aurélia du blog Ma Lecturothèque. Il s'agit de vous faire découvrir un livre en vous mettant ses premières lignes. Simple non ?
J'ai trouvé le principe plutôt sympa, donc quand l'envie m'en prendra, pourquoi ne pas le faire?

Ce genre d'article est pour moi l'occasion de vous partager certaines de mes lectures sur lesquelles j'aurais du mal à disserter longtemps.



Croire au merveilleux m'a pris à la gorge, il m'a entrainé avec lui, sous l'eau, toujours plus profond. J'avais vraiment cette impression de mélange entre liberté, ivresse (oh coucou ivresse des profondeurs, sujet de mon TPE de première ^^), et la difficulté qu'est de respirer sous l'eau. Parfois, je n'avais pas le choix, je devais arrêter cette lecture, comme un noyé qui sort la tête, j'aspirais une grosse bouffée d'air et waw. Besoin d'une pause. 

Je retiens deux choses de cette lecture : une difficile compréhension et une écriture magnifique. 
Le protagoniste nous parle de plusieurs choses à la fois, retours en arrière successifs, présent se mélangeant au passé, à ses pensées. Cela me perdait un peu, accentuant l'impression de se noyer dans le livre. 
Impression due, certes au sujet : l'eau, le merveilleux, la noyade, les sirènes ; mais surtout à l'écriture si poétique, une écriture qui m'a particulièrement touchée. Des propositions courtes, par à-coup, qui me mettaient en transe.

Le protagoniste est perdu, César a perdu sa femme, la femme de sa vie, et il n'arrive plus à vivre sans elle. Ce livre, c'est comment, après avoir touché le fond de l'eau, il arrive à refaire surface. Difficilement, se battant contre les flots, aidé par des légendes antiques, il reprend goût à la vie.


LE MORT 
France, Paris & Italie, Amalfi


Faire propre 

  Aujourd'hui je vais mourir. 
  Je ne suis pas malade.
  Je ne suis pas ruiné.
  Je n'arrive plus à vivre, c'est tout.
  Amputé à ce point, est-ce qu'on peut même employer le mot : vivre ?

  J'ai longtemps cru que j'y arriverais. Cru tout ce qu'on m'a raconté : l'apaisement qui suit l'acceptation de la mort de l'être aimé, puis sa renaissance sublimée sous forme de souvenirs... Tu parles. Je ne pense plus qu'à ses cendres flottant sur l'eau. J'ai leur goût dans la bouche.

  La nuit, on tend les bras et il n'y a plus personne, plus rien.
  Je ne peux pas la faire revenir, mes mots ne me servent à rien, or je n'ai que les mots, alors je veux mourir.

  Plus personne ? J'aggrave mon cas : il y a quelqu'un. Un enfant, notre fils, six ans. Mais l'amour que j'ai pour lui, l'amour qu'il me donne, et même la somme de ces amours ne parviennent pas à équilibrer le plateau de la balance. Ca penche beaucoup trop, de l'autre côté, sur le plateau vide, celui qui m'attire. 

  Lorsque je le regarde, lui, je la vois, elle. Et je lui en veux, à lui, comme à elle. Les mêmes traits, le même défi dans le regard sombre, la même grâce, la même peau, les mêmes colères. 

 Alors en finir. Je sais que je bafoue tous mes engagements de père en écrivant ça, mais en suis-je encore un ? 

*

jeudi 13 août 2020

Le Royaume de Pierre d'Angle t-1 de Pascale Quiviger


titre : Le Royaume de Pierre d'Angle
tome 1 : L'Art du naufrage
auteure : Pascale Quiviger
édition : Rouergue
collection : Epik
nombre de pages : 496
parution : avril 2019
coût : 16,90€
prix Millepages 2019
"à partir de 13 ans" (Mais chacun fait ce qu'il veut)







Synopsis : 

Après deux années à sillonner les mers avec son équipage, le prince Thibault décide enfin de rentrer chez lui. Là-bas, sur son île natale, son père l'attend et compte sur lui pour régner sur le royaume de Pierre d'Angle après sa mort. Mais en chemin, une rencontre va bouleverser l'existence du Prince : un passager clandestin, Ema, une esclave en fuite. Ensemble, ils vont devoir faire face aux dangers qui guettent Pierre d'Angle. Premier tome d'une saga, «Le royaume de Pierre d'Angle» est un voyage bouleversant au coeur d'une histoire : celle d'une île, de son peuple et de leurs secrets.


Mon avis : 

Cela faisait longtemps que je n'avais pas acheté un livre comme ça, sur un coup de tête. Une libraire, que je ne connais pas, avait comparait Le Royaume de Pierre d'Angle de Pascale Quiviger à La Passe Miroir de Christelle Dabos. J'avais envie de lire un livre ado, un livre entièrement pour moi, et non pour les cours ou pour une maison d'édition. L'avis de cette libraire, la couverture sublime, la maison d'édition Rouergue qui fait beaucoup d'excellents livres pour ado... J'avais énormément d'attente pour ce livre. Peut-être trop car ce fût une déception.

Au contraire de beaucoup, ce premier tome ne m'a pas convaincue. Bien sûr, j'ai été happée dans le roman, ce petit pavé de 500 pages ne m'a fait que deux jours. Cependant, alors que je tournais les pages à une vitesse oubliée pour moi, je critiquais en même temps dans ma tête. Ce livre m'a laissé une impression de creux, il me manquait de la profondeur.

L'écriture ne m'a pas subjuguée, les dialogues tombaient souvent comme un cheveu sur la soupe. C'était trop simple, enfantin peut-être ? il manquait quelque chose.

Les personnages me paraissaient clichés : le prince Thibault, beau, bon, reniant le trône, Jacquart, le demi-frère horrible, méchant comme pas possible, voulant le trône plus que tout, Ema, la fille forte au passé flou et mystérieux... Ils manquaient eux aussi de profondeur.

De plus, je n'ai pas du tout été convaincue par la romance entre Ema et Thibault. Là encore, c'est d'un déjà-vu. Je me dis, qu'une véritable amitié entre les deux personnages aurait probablement plus apporté à l'intrigue et aux questionnements. J'ai trouvé que cette histoire d'amour allait beaucoup trop vite : ils se rencontrent, nous n'avons aucune description de sentiments, de questionnement, de doutes... Ils ont pourtant l'amour éternelle, j'aurais pensé avoir plus de difficultés alors que cela semble d'un facile...

Enfin, je n'ai pas été emballée par cet univers. Bien sûr, je me doute qu'il sera développé dans les tomes suivants, pourtant, j'aurais aimé avoir là aussi, une base un peu plus solide. Par exemple, l'intrigue autour de la forêt est bien amenée, le suspens arrive petit à petit mais quelle est cette histoire de marque brillante sur le front ? Quelle est cette vision de cristal dont on parle au début ? Qu'apporte l'amour éternel ?

Breeeef, Le Royaume de Pierre d'Angle fût malheureusement une déception. Peut-être aurais-je besoin d'une meilleure transition entre mes livres de cours : Duras, Verlaine, Du Bellay, Racine... et les livres Young Adult ? Pour tout dire, je suis très étonnée d'avoir si peu accroché, j'ai cherché ensuite des avis et ils sont tous excellents, je vous renvoie donc à l'article de DreamBookeuse pour qui le tome 1 du Royaume de Pierre d'Angle de Pascale Quiviger fût un coup de coeur.

lundi 3 août 2020

Ceux qui traversent la mer reviennent toujours à pied de Marine Veith

titre : Ceux qui traversent la mer reviennent toujours à pied
auteure : Marine Veith
édition : Sarbacane
collection : Exprim'
nombre de pages : 240
parution : 10 juin
coût : 16€










Synopsis : 

Bardu, c’est un peu le papi misanthrope qui commence à ressentir la solitude.
Un jour, il prend Julien en stop. Julien a 18 ans, il est orphelin et ne sait pas où
aller. Bardu lui propose de l’accompagner sur le Meursault, un voilier sur lequel il
transporte du cannabis, « sans consommer, c’est dégueulasse ».
Mais pendant une escale, une clandestine à la chevelure aussi explosive que son
prénom, Exaucée, va contrarier tous leurs plans.
Exaucée est congolaise, elle n’a que sa vie, qu’elle veut vivre en France : elle les
oblige à quitter la Sicile sans payer leur bakchich aux mafias. Ils s’engagent alors
dans une course à la vie ponctuée de rencontres loufoques et inquiétantes…


Mon avis

Merci aux éditions Sarbacane pour cet envoi

Quand Julien a 18 ans, il rencontre Bardu, vieux monsieur passeur de résine de canabis. 7 ans plus tard, Julien est devenu son apprenti et, lors d'un voyage de routine, Exaucée, une jeune migrante congolaise s'invite sur leur bateau. A partir de là, tout part en sucette.


Je ne suis pas vraiment entrée dans l'histoire. Je la trouvais assez alambiquée, j'avais du mal à y croire... L'écriture très simple était en désaccord avec cette compléxitée.
Je n'ai pas non plus accroché aux personnages. Pourtant, ils auraient dû m'intéresser, leurs histoires particulières, leurs caractères... Mais non, il y a eu quelque chose qui m'a bloquée. A mon goût, c'était comme s'ils manquaient de contenance, ils ne m'ont pas touchée. 

Cette lecture me laisse mitigée. J'ai voulu attendre avant de rédiger cette chronique, me disant que peut-être, avec quinze jours de plus, mon avis serait plus défini. Je me suis trompée. Je reste mitigée e,t en plus, je ne garde de Ceux qui traversent la mer reviennent toujours à pied qu'un souvenir flou.
J'ai peut-être été trompée par sa couverture si estival, je m'attendais à autre chose, quelque chose d'à la fois léger dans l'histoire mais fort dans le ressenti. Or, bien que certaines scènes soient légères, amusantes (la rencontre avec le couple de nudistes, parenthèse fraiche comme un diabolo fraise), il n'y a malheureusement pas eu de résonnance en moi.

Ce que j'ai préféré et ce que j'ai envie de retenir, c'est la relation entre Bardu et Julien, dit Joujou. Ce papi un peu ronchon, un peu balourd et ce gamin perdu qui s'accroche à lui sont devenu inséparables, bouée de sauvetage l'un de l'autre. Ils se respectent, se narguent, s'engueulent parfois, cachent leurs sentiments toujours mais ils s'aiment, et ce genre de relation donne du baume au coeur.

lundi 3 juin 2019

Toffee Darling de Joanne Richoux

Résultat de recherche d'images pour "toffee darling richoux"titre : Toffee Darling
auteure : Joanne Richoux
édition : Sarbacane
collection : Exprim'
nombre de pages : 249
parution : 3 avril 2019
coût : 16€







Synopsis : 
6 juin 1964, Paris.
Vivianne, 19 ans, ne supporte plus Jérôme. Ni cette confiserie qu’ils tiennent ensemble. 
Alors cette nuit, elle part. 
Où ? Aucune idée. 
C’est comme ça qu’elle rencontre Kathleen, une magnétique pin-up aux boucles bicolores. Elle se perd dans son sillage et décide de la suivre en Amérique. Reste à convaincre Jérôme ; après tout, elle l’aime. Elle a besoin de lui à ses côtés.
À travers les États-Unis des sixties, le trio va écumer les villes, les angoisses, la nature sauvage, les joies, les routes et les chagrins. 
Un seul moteur : la liberté.

Mon avis : 

Hellooooo
Vous connaissez tous mon avis sur Marquise et Les Collisions de Joanne Richoux. Ce sont de véritables coup de coeur ! Et bien cette auteure continue de me surprendre avec Toffee Darling. Une histoire encore différente mais néanmoins super.

Vivianne et Jérome sont mariés depuis deux ans je crois, sauf que alors que Jérome l'aime à en mourrir, Vivianne, elle, se lasse. Elle l'aime toujours of course, mais moins qu'avant, les défauts prennent le dessus, et une nuit elle fugue.

"Des fois ça me travaille, l'idée qu'elle est mienne quand elle va mal.
Quand elle a besoin de moi.
Je préfèrerais qu'elle ait envie d'être à moi."

Oui elle fugue comme ça, sans aucune affaires, pieds nus dans la rue. Fugue pour coeurs désaccordés qu'elle dit. Et c'est en pleine nuit, dans une rue, que Vivianne va rencontrer Kathleen. Une rencontre qui va changer sa vie car elle et Jérome vont suivre Kathleen aux Etats-Unis.

Là-bas, c'est une farandole de personnages atypiques qu'ils vont rencontrés. Certains inventés, d'autres mythiques ! Le petit plus ? Joanne Richoux nous ajoute une ou deux anecdotes sur les personnages et les lieux croisés.

La narration change entre Vivianne, Jérome et Kathleen. Grâce à ça, on comprend mieux certaines de leurs réactions. Ce trio nous émeut, tout cassé qu'il est. Chacun avec ses blessures, ses failles tente de le cacher, de se reconstruire.

" Tout le monde souffre. c'est pour ça qu'il faut apprendre à les regarder les gens. Et puis essayer de les aimer, si on peut."

Mais on le sait, dans la vraie vie, les gens ne sont pas que pitié, et eux aussi. Qu'est-ce qu'ils étaient énervants, qu'est-ce que j'ai eu envie de les secouer là, comme des cerisiers, de leur dire "et ho ! regardez autour de vous, la vie est belle non ? alors pourquoi vous êtes comme ça ?"

Encore une fois la plume de Joanne Richoux est époustouflante. Les mots s'enchainent, beaux, justes. Je me suis pris des coups de poings par moments, tellement ils résonnaient en moi.

"l'impression d'étouffer.
D'avoir refermé un piège autour de moi - un piège en forme de liberté."


 J'ai pleuré de choc, d'énervement, de tristesse aussi, beaucoup de tristesse (oui je pleure souvent). Mais comme l'a si bien dit Léna de Un univers de livres dans sa chronique, Toffee Darling nous fait aimer la vie, et nous ordonne d'en profiter. 

"L'un ne vit que pour l'aimer, l'autre à peur de vivre."

Oh et puis il ne faut pas oublier la bande son du roman. Géniale, comme à chaque fois, et pleine de rock, que j'adore, dooooonc :

Ce livre fut, non sans surprise, un coup de coeur. 
Merci aux éditions Sarbacane de me l'avoir fait découvrir.



dimanche 5 novembre 2017

Mes vacances en libraires !

Quand je me sens mal je vais chez mon libraire
Quand je me sens bien aussi !

Coucou tout le monde !
Comme je vous en avez parlé dans mon bilan de juillet, on se retrouve aujourd'hui pour un article un peu particulier. Vous l'aurez devinez avec le titre, il s'agit de mes vacances en librairies ! Je m'explique. La plupart des gens, quand ils partent en vacances, visitent des musées, des châteaux, et caetera. Et bien moi, ce que j'adore, c'est visiter les librairies. Vous devez vous dire mais quelle dingue cette fille ! Autant que Luna Lovegood.


Mais non, je trouve très plaisant de visiter des librairies. J'aime regarder leur agencement, leurs nouveautés, je compare, je note... Et je ne suis pas la seule ! Je vous renvoie à l'article de Sandrine et vous verrez qu'en plus on peut découvrir de fabuleuses librairies...

Alors c'est parti pour mes vacances en librairies !



Tout d'abord, j'ai été à Paris (week-end offert par mon père pour mes 16ans en mars) et j'ai visité la librairie L'Ecume des pages.






 Ensuite, je suis allée à Montpellier chez ma grand-mère et elle m'a fait découvrir la Librairie Sauramps, une énorme librairie indépendante qui possède pas moins de 3 locaux.














Vous allez commencer à vous rendre compte que j'ai fait beaucoup trop de route cet été et je suis malade en transport Après Montpellier, je suis allée chez mes autres grands-parents en Bretagne et j'ai visité une librairie-café à Port-Louis : La Dame Blanche.



Ensuite, j'ai pu visité deux libraires à La Rochelle : 
la librairie Gréfine, qui ne fait que de la bande-dessinée et de la jeunesse









 Ainsi que la librairie Les Saisons, qui elle est spécialisée en adulte



Après La Rochelle, j'ai traversé la France pour aller à Strasbourg chez mon oncle, et j'y ai visité la librairie Bildergarte




Enfin, j'ai passé deux semaines en Italie. Là-bas, j'ai visité une librairie (italienne avec des lives italiens du coup, ce qui m'a heureusement empêché d'acheter) qui s'appelle Rizzoli




J'ai aussi pu entré dans la bibliothèque milanaise des Beaux-Arts. Toute en bois, les étagères remplies de vieux livres, elle est sublime.











PS : cet article devait paraître à la rentrée, mais je me suis tellement concentrée sur mes cours que j'ai oublié de le publié ! Mais vaut mieux tard que jamais non ?