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dimanche 9 octobre 2022

Blood Witch, de Léna Jomahé

 

 Titre : Blood Witch
 Autrice : Léna Jomahé
 Edition : Plume Blanche 
 Collection : Plume d'Or
 Nombre de pages : 516
 Parution : 2 avril 2019
 Coût : 20€






4ème de couverture : 

Ah merde !
Encore un !
Bon alors ? Oui, c’est à toi que je parle, là ! Tu crois vraiment avoir les reins suffisamment solides pour découvrir mon histoire ? J’en suis pas si sûre, moi !
Si je te dis que je suis une sorcière dans un monde timbré avec des vampires et des loups-garous en autre chose, toujours partant ?
Bien ! Comme tu voudras.
Alors vas-y, prends-le ce bouquin, installe-toi confortablement et surtout, amène-moi un verre de tequila.

Mon avis : 

Blood Witch c’est une intrigue comme on en a vu tant : une jeune femme tout ce qu’il y a de plus banale apprend qu’elle appartient au monde surnaturel, une sorcière plus précisément au destin extraordinaire et qui tombe amoureuse d’un vampire ultra sexy. 
Mais bien entendu, on ne peut résumer Blood Witch à ça, ce roman est tellement plus. Notamment avec la plume de l’autrice que j’ai adoré ; elle m’a fait penser à celle de Cassandra O’Donnell dans Rebecca Kean (qui, si vous ne le savez pas, est une de mes sagas préférées, je connais des passages entiers par coeur), remplie d’humour noir comme j’aime. 
Mélangez donc de l’humour noir, une héroïne complètement badass, de l’apprentissage de pouvoir, des combats, un amour impossible, du sexe, une plume parfaitement maitrisé et un scénario riche et dynamique et vous obtenez un roman explosif !

Erika est serveuse dans un bar pour payer ses études, et un soir, un type louche l’attend devant chez elle et lui dit de le suivre car elle est en réalité une sorcière (ça vous rappelle un certain demi-géant avec un garçon à lunettes ? Eh bien le ton est trèèèès loin de ça). Voilà notre héroïne plongée dans un monde de vampires et de loup-garous, où ses parents ne sont en fait que ses parents adoptif et où elle doit retrouver les derniers membres de son coven pour sauver le monde. Oui oui, je ne plaisante pas, cette petite étudiante au caractère bien trempée qui vient tout juste de se découvrir sorcière doit sauver le monde d’un odieux vampire qui veut déclarer une guerre intercontinentale. Rhalala, un peu mégalo sur les bords ce méchant non? 

Léna Jomahé écrit à la première personne, nous sommes donc complètement immergé dans la tête d’Erika avec ses blagues qui tombent souvent à l’eau et une gentille folie qu’on sent en latence. Elle se retrouve du jour au lendemain sorcière avec des pouvoirs surpuissants qu’elle ne sait pas contrôler ; mais en véritable héroïne badass, elle n’écoute personne et n’en fait qu’à sa tête. Cette partie de sa personnalité, têtue et caractérielle, est à la fois amusante et agaçante ; c’est vrai quoi, elle est sorcière depuis quelques jours à peine et voilà qu’elle se croit tout permis. Mais pour moi, cela s’efface complètement grâce à son humour de merde digne d’un mec relou en boîte, un humour noir, désopilant : une magnifique façon d’équilibrer avec son côté infantile qui m’a fait mourir de rire (mauvais jeu de mots ?)

Malheureusement, les autres personnages se retrouvent un peu à l’écart face à cette figure presque qu’excessive qu’est Erika. Ce que je retiens, c’est la simplicité avec laquelle Erika renoue avec son passé, et l’affection qu’ont certains personnages pour elle alors qu’ils ne l’on pas vu depuis près de deux décennies je crois. Facilité scénaristique peut-être ? Quoiqu’il en soit, sa famille et ses amis ne m’ont pas laissé plus de souvenirs que ça.
Néanmoins, on se doit de citer Stan, le vampire ultra sexy qui annonce sa véritable identité à Erika. Il a 250 ans et est maître dans l’art de l’impassibilité, or, Erika a le don pour le faire sortir de ses gonds. Vous voyez où ça va nous menez ? Et oui, of course, ils vont entretenir une relation interdite et explosive. Les hormones de notre héroïne sont en ébullition et les scènes de sexe sont assez nombreuses, qu’elles soient réelles ou fantasmées.  

L’écriture fluide et prenante de Léna Jomahé, ainsi que les nombreux rebondissements m’ont empêchée de refermer ce roman, c’est une lecture complètement addictive que  nous présentent les éditions Plumes Blanches. L’univers d’Urban Fantasy est très bien construit avec des clans, des lois et un historique qui tient la route. Petit plus : les petits dessins en bâton à chaque début de chapitre.

J’ai adoré le côté complètement déjanté du livre. L’autrice nous prévient d’ailleurs dans la quatrième de couverture : « vous allez me détester ». Et en effet, la réalisation d’une prophétie sur une sorcière « blood witch » déplace le roman d’Urban Fantasy vers un roman sanglant et atroce. Plus on avance dans Blood Witch, plus on va de surprises en surprises, de catastrophes en catastrophes jusqu’à l’apogée, un final juste impossible à prévoir, quelle claque ! C’est vraiment un choix culotté et audacieux qu’a fait l’autrice, et en même temps, quelle belle fin, un roman si dérangé ne pouvait avoir d’autre fin que cette si grande folie. Néanmoins, pour les petits coeurs fragiles, Léna Jomahé a écrit une fin alternative, qui, je l’avoue clairement, me convainc beaucoup moins. 

Bref un univers peuplé de vampires, sorcières et loup-garous qui ne nous laisse pas indifférent avec son héroïne à l’humour décapant et à la folie progressive. Un roman comme je les aime, prenant et désopilant. 

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