Bettie du blog BettieRose books a décidé de reprendre le concept du Throwback Thursday d'Instagram (vous connaissiez vous ? moi pas du tout ^^') et de l'adapter à l'univers "livresque".
"Je me plains à mes vers si j'ai quelques regrets, / Je me ris avec eux, je leur dis mon secret, / Comme étant de mon coeur les plus sûrs secrétaires." Du Bellay, "Les Regrets"
jeudi 22 octobre 2020
Throwback Thursday : une couverture sombre
Bettie du blog BettieRose books a décidé de reprendre le concept du Throwback Thursday d'Instagram (vous connaissiez vous ? moi pas du tout ^^') et de l'adapter à l'univers "livresque".
dimanche 18 octobre 2020
Quelques petits avis (ça faisait longtemps...)
Âge tendre de Clémentine Beauvais
Titre : Âge tendre
Autrice : Clémentine Beauvais
édition : Sarbacane
collection : Exprim'
nombre de pages : 392
date de sortie : 19 août 2020
coût : 17€
Merci aux éditions Sarbacane pour cet envoi
4e de couverture :
La Présidente de la République l’a décidé : tout élève doit faire, entre sa troisième et sa seconde, une année de service civique quelque part en France. Valentin Lemonnier n’a pas de chance : ses vœux ne sont pas respectés, et il est envoyé dans le Pas-de-Calais, dans un centre pour personnes âgées atteintes d’Alzheimer, minutieusement reconstitué pour ressembler à un village des années 60.
Sa première mission semble assez simple : écrire une lettre à une pensionnaire qui a répondu à un concours dans un Salut les Copains de 1967, pour lui annoncer que, malheureusement, Françoise Hardy ne va pas pouvoir venir chanter dans leur ville.
Sauf que c’est difficile d’annoncer une telle mauvaise nouvelle. Alors il annonce l’inverse. Françoise Hardy viendra ! il s’y engage personnellement. Et pour ce faire, il va falloir trouver un sosie de la star, qui vienne chanter son tube La maison où j’ai grandi à tous les pensionnaires.
Avis :
Valentin a 15 ans et doit effectuer un stage de an dans une unité Mnémosyne, un centre pour personnes âgées atteinte d’Alzheimer. Ces quelques 400 pages sont son rapport quotidien où il raconte sa vie en colocation, ses journées au centre, il y raconte des conversations avec des patients, ses angoisses, ses découvertes. Il y ajoute aussi des notes rétrospectives, écrites à la fin de son année de stage ce qui nous permet de voir son évolution.
On grandi avec Valentin. Il nous émeut, nous agace, nous fait rire. Valentin c’est un ado de 15 ans, comme on a pu l’être.
Avec les angoisses du monde qui nous entoure, Valentin aime se réfugier dans cette bulle de souvenirs des années 60, et nous aussi.
Parfois la présence de la mort et de la maladie était pour moi accablante, et c’est ce qui m’a tant rebutée à écrire cette chronique, mais en fait, ce n’est pas un apitoiement. Certes c’était parfois triste, mais Clémentine Beauvais a su donner à Valentin une voix naïve, sincère, gagnant en maturité, qui nous plonge dans cet univers de manière douce, attentionnée et joyeuse.
Comment j’ai changé ma soeur en huitre (et une huitre en ma soeur), de Emilie Chazerand
titre : Comment j’ai changé ma soeur en huitre (et une huitre en ma soeur)
autrice : Emilie Chazerand
illustratrice : Joëlle Dreidemy
édition : Sarbacane
collection : Pépix
nombre de pages : 224
date de sortie : 19 août 2020
coût : 10,90€
Merci aux éditions Sarbacane pour cet envoi
4è de couverture :
Je m’appelle Germain et j’ai une vie gé-niale. J’ai un père mannequin pieds. Vous l’avez sûrement vu dans la pub pour les mycoses des ongles. Ma mère est une artiste, mais, comme c’est la crise, elle travaille à la cantine de mon école.
Et y a Younès, mon meilleur copain. Ensemble, on a inventé Pâteman, le super-héros qui se change en plat de pâtes.
Bref, tout va bien. Sauf que j’ai une sœur. Judith a douze ans et c’est la seule erreur que mes parents ont faite.
Mais hier, au Réveillon, on m’a servi une huître. J’y ai touché du bout du doigt, et, crois-moi ou pas, l’huître m’a parlé. On a papoté et elle m’a proposé un truc dingo : échanger sa place contre celle de Judith…
Avis :
Germain le dit lui-même, il a une vie gé-niale. Exceptée sa soeur. Judith, 12 ans, son pire cauchemar. Alors quand une huitre lui demande de prendre la place de sa soeur afin qu’elle devienne une huitre, il accepte. Le problème, c’est que cette huitre veut faire la révolution, et qu’elle transforme tous les humains en huitre et inversement.
Ce Pépix, si original par son histoire, nous fait suivre Germain, héros en devenir. Il doit sauver la terre de l’invasion des huitres et est à mourir de rire. En décalage, naïf et, on peut le dire, avec une haute estime de lui, nous fait vivre une aventure hors du commun.
Ce qui fait que j’ai aimé Comment j’ai changé ma soeur en huitre (et une huitre en ma soeur) ? Toute la réflexion sur la fraternité vu par un petit garçon. On peut le dire, les frères et soeurs, c’est casse-pieds, comme nous le démontre si bien Germain avec ses dessins et listes. Mais c’est aussi beau ce lien qui uni une fratrie, et Emilie Chazerand, qui joue avec, c’est génial.
La Vie princière de Marc Pautrel
titre : La Vie princière
auteur : Marc Pautrel
édition : Gallimard
collection : L'Infinie
nombre de pages : 80
date de sortie : 4 janvier 2018
coût : 10,50€
Coup de coeur
4è de couverture :
«Puisque le Domaine est une propriété privée et qu'il ne passe ici qu'un ou deux véhicules par jour, nous marchons en plein milieu de la chaussée, la route nous appartient, on dirait qu'elle a été tracée pour nous seuls au milieu des vallons, percée à flanc de coteau puis parfaitement aplanie, égalisée et goudronnée uniquement pour que toi et moi puissions y marcher tous les deux côte à côte le plus confortablement possible, et parler, parler sans cesse, expliquer, imaginer, se souvenir, inventer, interroger, démontrer, raconter, échanger nos idées, nos mots, nos vies.»
Avis :
Ce court roman, mélange de journal et d’épistolarité, m’a bouleversée. L’écriture est sublime, poétique. L’adresse du narrateur à L. avec le -tu- nous plonge immédiatement dans leur histoire, j’étais partagée entre une position de voyeurisme et celle de destinataire.
Pourtant très court, je l'ai lu en 3 fois, à chaque fois, happée par l'écriture, m'envolant au grès des mots. Je sentais l'amour du narrateur, son amour et sa tristesse.
Citations :
"La séparation est devenue une constante de mon existence qui m'a forcé à changer de vie, et c'est pour ça que je suis devenu romancier : je veux tout transformer en légende, créer une boucle continue, doubler l'éternité."
"Se quitter pour se retrouver encore, encore et encore, c'est sans doute une des multiples formes que peut prendre le paradis ici-bas."
Le journal de Bridget Jones, de Helen Fielding
titre : Le Journal de Bridget Jones
titre original : Bridget Jones's diary
autrice : Helen Fielding
édition : Albin Michel
nombre de pages : 368
date de sortie : août 2001
coût : 20,50€ (existe aussi en poche)
4è de couverture :
«58,5 kg (mais post-Noël), unités d'alcool : 14 (mais compte en fait pour deux à cause de soirée de nouvel an), cigarettes : 22, calories : 5 422.» À presque trente ans, Bridget Jones consigne ses déboires amoureux dans son journal. Elle sort trop, fume trop, boit trop, compte les calories et fantasme sur son play-boy de patron. Sa hantise : finir vieille fille. Ses objectifs : perdre du poids et trouver son prince charmant. L'irrésistible confession de la célibataire la plus célèbre de la planète.
Avis :
De prime abord étonnée par l’écriture, celle d’un journal intime avec des abréviations, des bilans quotidiens, des sautes de pronoms, je me suis laissée prendre par les rocambolesques histoires de cette trentenaire britannique. En période de concours blanc, j'ai séparé ma lecture suivant les mois d'écriture de Bridgette : janvier le lundi, février le mardi, ect... cela refaisait mes journées à moi, me mettant le sourire au lèvres. C’est facile à lire, rapide, amusant, et franchement, maintenant, je n’ai plus qu’une envie : voir les adaptations !
jeudi 20 août 2020
Peur de rien de Stéphane Gisbert
titre : Peur de rien
auteur : Stéphane Gisbert
illustratrice : Alice Morentorn
éditions : Sarbacane
collection : Pépix
nombre de pages : 192
parution : 3 juillet 2020
coût : 10,90
"à partir de 8 ans"
Kevin Cavaliero, 13 ans, n'a peur de rien, jamais. Ce qui parfois lui pose des problèmes : c'est le premier à se bagarrer. Un jour, alors qu'il a voulu se battre contre Lou, le grand caïd de 15 ans, son père l'engueule : ça ne peut plus durer, "la peur n'est pas une faiblesse, c'est un instinct de survie". Pour enfin ressentir cette émotion inconnue, Kevin décide de passer la nuit dans le cimetière Osférane, l'endroit le plus flippant à des kilomètres à la ronde.
Comme souvent avec les Pépix, l'histoire est amusante. Bien sûr, Kevin ne va pas simplement passer la nuit au cimetière. Le réel devient flou et l'imaginaire s'incruste.
Les personnages sont sympathiques. J'aime beaucoup Maria Cavaliero, la maman de Kevin au radar surdéveloppé, elle sent quand Kevin a des ennuis, ce qui, on l'a déjà dit, arrive assez fréquemment.
Un seul point noir : Kevin est beaucoup trop héroïque, c'est le meilleur, il sait tout, réussit tout, comme une Marie Sue. Ce n'est pas réaliste, je trouve l'identification plus difficile et cela me sortait de l'histoire.
En bref, une lecture sympathique avec un héros tête-brulée et excellent.
dimanche 16 août 2020
Premières lignes : Croire au merveilleux de Christophe Ono-dit-Biot
J'ai trouvé le principe plutôt sympa, donc quand l'envie m'en prendra, pourquoi ne pas le faire?
Ce genre d'article est pour moi l'occasion de vous partager certaines de mes lectures sur lesquelles j'aurais du mal à disserter longtemps.
Croire au merveilleux m'a pris à la gorge, il m'a entrainé avec lui, sous l'eau, toujours plus profond. J'avais vraiment cette impression de mélange entre liberté, ivresse (oh coucou ivresse des profondeurs, sujet de mon TPE de première ^^), et la difficulté qu'est de respirer sous l'eau. Parfois, je n'avais pas le choix, je devais arrêter cette lecture, comme un noyé qui sort la tête, j'aspirais une grosse bouffée d'air et waw. Besoin d'une pause.
jeudi 13 août 2020
Le Royaume de Pierre d'Angle t-1 de Pascale Quiviger
titre : Le Royaume de Pierre d'Angle
tome 1 : L'Art du naufrage
auteure : Pascale Quiviger
édition : Rouergue
collection : Epik
nombre de pages : 496
parution : avril 2019
coût : 16,90€
prix Millepages 2019
"à partir de 13 ans" (Mais chacun fait ce qu'il veut)
Après deux années à sillonner les mers avec son équipage, le prince Thibault décide enfin de rentrer chez lui. Là-bas, sur son île natale, son père l'attend et compte sur lui pour régner sur le royaume de Pierre d'Angle après sa mort. Mais en chemin, une rencontre va bouleverser l'existence du Prince : un passager clandestin, Ema, une esclave en fuite. Ensemble, ils vont devoir faire face aux dangers qui guettent Pierre d'Angle. Premier tome d'une saga, «Le royaume de Pierre d'Angle» est un voyage bouleversant au coeur d'une histoire : celle d'une île, de son peuple et de leurs secrets.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas acheté un livre comme ça, sur un coup de tête. Une libraire, que je ne connais pas, avait comparait Le Royaume de Pierre d'Angle de Pascale Quiviger à La Passe Miroir de Christelle Dabos. J'avais envie de lire un livre ado, un livre entièrement pour moi, et non pour les cours ou pour une maison d'édition. L'avis de cette libraire, la couverture sublime, la maison d'édition Rouergue qui fait beaucoup d'excellents livres pour ado... J'avais énormément d'attente pour ce livre. Peut-être trop car ce fût une déception.
Au contraire de beaucoup, ce premier tome ne m'a pas convaincue. Bien sûr, j'ai été happée dans le roman, ce petit pavé de 500 pages ne m'a fait que deux jours. Cependant, alors que je tournais les pages à une vitesse oubliée pour moi, je critiquais en même temps dans ma tête. Ce livre m'a laissé une impression de creux, il me manquait de la profondeur.
L'écriture ne m'a pas subjuguée, les dialogues tombaient souvent comme un cheveu sur la soupe. C'était trop simple, enfantin peut-être ? il manquait quelque chose.
Les personnages me paraissaient clichés : le prince Thibault, beau, bon, reniant le trône, Jacquart, le demi-frère horrible, méchant comme pas possible, voulant le trône plus que tout, Ema, la fille forte au passé flou et mystérieux... Ils manquaient eux aussi de profondeur.
De plus, je n'ai pas du tout été convaincue par la romance entre Ema et Thibault. Là encore, c'est d'un déjà-vu. Je me dis, qu'une véritable amitié entre les deux personnages aurait probablement plus apporté à l'intrigue et aux questionnements. J'ai trouvé que cette histoire d'amour allait beaucoup trop vite : ils se rencontrent, nous n'avons aucune description de sentiments, de questionnement, de doutes... Ils ont pourtant l'amour éternelle, j'aurais pensé avoir plus de difficultés alors que cela semble d'un facile...
Enfin, je n'ai pas été emballée par cet univers. Bien sûr, je me doute qu'il sera développé dans les tomes suivants, pourtant, j'aurais aimé avoir là aussi, une base un peu plus solide. Par exemple, l'intrigue autour de la forêt est bien amenée, le suspens arrive petit à petit mais quelle est cette histoire de marque brillante sur le front ? Quelle est cette vision de cristal dont on parle au début ? Qu'apporte l'amour éternel ?
Breeeef, Le Royaume de Pierre d'Angle fût malheureusement une déception. Peut-être aurais-je besoin d'une meilleure transition entre mes livres de cours : Duras, Verlaine, Du Bellay, Racine... et les livres Young Adult ? Pour tout dire, je suis très étonnée d'avoir si peu accroché, j'ai cherché ensuite des avis et ils sont tous excellents, je vous renvoie donc à l'article de DreamBookeuse pour qui le tome 1 du Royaume de Pierre d'Angle de Pascale Quiviger fût un coup de coeur.
jeudi 6 août 2020
Throwback Thursday
lundi 3 août 2020
Ceux qui traversent la mer reviennent toujours à pied de Marine Veith
Un jour, il prend Julien en stop. Julien a 18 ans, il est orphelin et ne sait pas où
aller. Bardu lui propose de l’accompagner sur le Meursault, un voilier sur lequel il
transporte du cannabis, « sans consommer, c’est dégueulasse ».
Mais pendant une escale, une clandestine à la chevelure aussi explosive que son
prénom, Exaucée, va contrarier tous leurs plans.
Exaucée est congolaise, elle n’a que sa vie, qu’elle veut vivre en France : elle les
oblige à quitter la Sicile sans payer leur bakchich aux mafias. Ils s’engagent alors
dans une course à la vie ponctuée de rencontres loufoques et inquiétantes…










